ÉCRIVAINS COMBIERS

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Daniel Aubert (1905-1991)
Daniel Aubert
Il est géologue et fils de Samuel Aubert ci-dessous. Sa vie durant, il resta profondément attaché au Jura et à La Vallée. Après une thèse de privat docent en 1943 (Monographie géologique de la vallée de Joux), il se vit confier une chaire de géologie régionale à l'Université de Lausanne. Dès 1955 il est nommé professeur de géographie physique à l'Université de Neuchâtel, c'est là qu'il va donner sa pleine mesure de pédagogue. Ses cours étaient destinés aux étudiants de sciences et de lettres, il su éveiller l'intérêt de tous pour les phénomènes naturels en les emmenant dans des excursions dans le Jura et les Alpes. Ses publications dans les diverses revues scientifiques sont légions : MM. Michel Monbaron et André Pancza ont recensé 63 titres dans le vol. 113 (1990) du Bulletin de la Société neuchâteloise des sciences naturelles. Il a également publié des manuels scolaires de botanique (en collaboration avec son père) et de géographie. Président de la Ligue vaudoise de protection de la nature de 1958 à 1967, il est à l'origine de la création du Parc jurassien vaudois, aujourd'hui Parc Jura vaudois. Une plaque commémorative dans ce parc lui rend hommage.
Daniel Aubert (horloger)
Daniel Aubert (horloger)
C'est avant tout un horloger, une «belle main» de La Vallée. Son atelier, sous la raison sociale «L'Art et le temps» exécute des montres compliquées, des montres squelettes, des montres bracelet, dont la réputation a largement dépassé le cadre de la Suisse. Il a publié de nombreux articles dans la revue «Chronométrophilia» sur l'histoire de l'horlogerie combière, repris dans quatre magnifique ouvrages qui traitent tant de la vie quotidienne des horlogers combiers que de leurs incroyables réalisations : «Montres et horlogers exceptionnels de la vallée de Joux» (1993), «Horlogers et montres exceptionnels de la vallée de Joux» (1997), «La vallée des montres et des horlogers exceptionnels» (2006) et enfin «Une vallée exceptionnelle et ses horlogers» (2012), parus à Neuchâtel chez A. Simonin.
Lui-même photographe, il possède une des plus complètes collections d'iconographie combière, dont le fonds du photographe Auguste Reymond (1825-1913), dont il a édité et préfacé deux recueils : «Auguste Reymond, photographe de la Vallée» (1986) et «La vallée de Joux d'Auguste Reymond» (2004). On lui doit aussi plus récemment : Autour du Marchairuz (2014) et Le Bas-du-Chenit (2017)
  • Daniel Aubert dans la généalogie des familles combières (Geneanet)
Donald Aubert (1925-1968)
Donald Aubert
Avant tout un collectionneur, un prodigieux collectionneur, de qui nous sommes largement redevable ! Malheureusement mort trop jeune, il a laissé quelques articles dans la Feuille d'avis de La Vallée au gré de ses trouvailles qu'il jugeait dignes d'être portées à la connaissance du public. Il signait ses articles «Jadiscombe» ou «Dazur Lavallée» ou encore plus simplement «DAZ» (Donald Aubert Zurich, où il résidait).
Émile Aubert-Schuchardt (1830-1917)
Emile Aubert
Un auteur un peu à part : comme écrivain proprement dit, cet imprimeur de Derrière-la-Côte installé à Genève nous laisse quelques textes plutôt superficiels et assez insignifiants : «Recueil anecdotique des actes de sauvetage accomplis à Genève», «Annales de dévouement», etc. puis en collaboration avec son cousin Laurent Marcel Aubert (qui signe M.A.) «Une aventure dans les pâturages du Cerney», «Deux excursions : Jura vaudois. Centre et Ouest français». Il serait probablement tombé dans l'oubli s'il ne s'était attelé à la généalogie familiale des Aubert, dont chaque membre des familles combières doit posséder un exemplaire : «Lignée généalogique de Moïse Aubert» bourgeois de la commune du Lieu (vallée de Joux), suivi de quelques actes notariés : neuf générations connues, par les baptistaires et les registres civils : 1640-1909 (1909), suivi d'une seconde édition remaniée et augmentée en 1910 en collaboration avec son cousin John Aubert Golay (1845-1872) : «Guillaume Aubert, originaire de la commune du Lieu» et la lignée directe de l'un de ses descendants Moïse Aubert, bourgeois de la commune du Chenit (Vallée de Joux), suivi de quelques actes notariés : treize générations connues, par des documents de familles les baptistaires, les registres civils et ceux des notaires : 1530-1910. Il est à l'origine de mes recherches généalogiques sur la famille Aubert.
Ernest Aubert (1853-1928)
 
Cet agent de la Banque cantonale est l'auteur d'un texte bien connu : «La vallée de Joux de 1890 à 1905» : mémoire lu à l'assemblée générale de la Société vaudoise d'utilité publique, au Pont, le 4 septembre 1905. Outre ce texte plutôt rébarbatif, il est probablement l'auteur de «Bon vieux temps et progrès ; le pauvre Pierre : nouvelles montagnardes» (1877).
Gilberte Aubert (1916-2004)
Gilberte Aubert
Ninette dans l'intimité comme elle nous le confie dans son ouvrage. Cette ancienne institutrice de La Combe nous a livré un portrait de son mari, le peintre et graveur Pierre Aubert : «Pierre Aubert : graveur et peintre vaudois (1995, 1997)».
Jean-Claude Aubert (1926-2017)
Jean-Claude Aubert
Il était bien connu pour ses «clins d'œil» qui étaient publiés toutes les deux semaines dans la Feuille d'avis de La Vallée. Son langage direct est celui de la région : du Combier pur jus. Et comme il exprime le plus souvent les frustration de la population face aux autorités ou aux empêcheurs de vivre tranquillement, ce sont la plupart du temps des petits billets pleins d'humour. Homme de théâtre et de musique, il compose et dirige des opérettes, des revues et des choeurs. On lui doit également un livre intitulé simplement «La vallée de Joux», paru en 1982 aux Éditions du Griffon dans la collection «Trésors de mon pays».
Raphaël Aubert (1953)
Raphael Aubert
Le fils du graveur Pierre Aubert, journaliste bien connu de la Radio romande, est un homme d'une grande érudition et l'auteur d'ouvrages théologiques (André Malraux ou la lutte avec l'ange, L'absolu et la métamorphose, Dieu est-il violent ?...), de poésies (De l'argile par le verre, Proche de l'argile ou La remontée...), d'études (Le paradoxe Balthus, Vie et mort de l'Ordre du temple solaire, L'affaire Rushdie...), de nombreux entretiens, d'articles, d'un roman (La bataille de San Romano), ainsi que plusieurs traductions d'auteurs russes et italiens.
À noter dans le n° 34 de la revue «Écriture» le texte : «Quelques souvenirs de France». Extraits du journal de son père Pierre Aubert, illustré de croquis et de photographies. Ces documents sont complétés par un très beau texte de Raphaël : «Une certaine lumière : Pierre Aubert, Paris et la Provence».
Jusqu'en 2008 il habite dans la maison familiale aux Mollards-des-Aubert, bâtiment qu'il quitte alors pour en faire don à une fondation créée pour l'occasion, réunissant le Heimatschutz, Pro Natura et la Fondation Pierre Aubert. Cette nouvelle fondation s'occupera de restaurer le bâtiment et de l'ouvrir au public.
Samuel Aubert (1871-1955)
Samuel Aubert
Après une thèse en sciences à l'École polytechnique fédérale de Zurich : La flore de la vallée de Joux, il passa le reste de sa vie à enseigner les sciences et les mathématiques au Collège du Chenit, dont il fut le directeur. Botaniste et excellent connaisseur de la Vallée et du Jura, il leur consacra de très nombreux articles, dans la Revue du dimanche, principalement. Écologiste avant la lettre, il exerça une grande influence, amenant la population de La Vallée à connaître et à respecter ce Jura intact et vivant qu'il aimait profondément. Une plaque, posée en 1957 près du sommet du Mont-Tendre, nous rappelle son souvenir.
Samuel Aubert était d'une prolixité exceptionnelle : outre sa thèse et ses communications scientifiques dans la Revue de la Société vaudoise des sciences naturelles, il nous a laissé d'innombrables articles : souvenirs, textes poétiques, chroniques sur les localités et les lieux-dits de La Vallée, récits de courses de montagne, articles de vulgarisation botaniques, etc. qu'il publia surtout dans la Revue de Lausanne, dans «Les Alpes» (le quotidien du Club alpin suisse), dans le Journal forestier suisse et dans le Journal d'horticulture du canton de Vaud.
Claude Berney (1913-1998)
Claude Berney
Un authentique Combier, marqué à la fois par les rudes conditions d'existence du monde ouvrier et par un calvinisme pur et dur. Le besoin de réflexion et de synthèse qui le suivront tout au long de sa vie d'ouvrier horloger l'amènent à la lecture, lui qui est père de cinq enfants et travaille toujours de 50 à 60 heures hebdomadaires, puis à la politique. Il considère sa participation à la vie publique comme un devoir ; il rompt alors avec ce milieu bien pensant qui lui semble trop étroit à son gré. Socialiste, il sera député au Grand Conseil pendant 16 ans.
«La grande complication», son oeuvre majeure aurait pu s'appeler, selon le mot d'André Gavillet son préfacier, «En gagnant mon pain vaudois». C'est un témoignage personnel empreint d'humanisme, mais également un document sociologique d'un vif intérêt qui sort du commun par la diversité des métiers pratiqués et des milieux fréquentés. Claude Berney dans «Les chemins de l'école» a raconté ses souvenirs scolaires. Même précédés d'un long préambule sur sa vision de l'école vaudoise, sa manière de dire que les fils de riches n'y risquaient pas grand chose et que la manière forte y était la règle plus par lâcheté que par conviction, lui vaudra, on s'en doute plusieurs inimitiés féroces. On lui doit encore «La face cachée du lion de Lucerne», réquisitoire contre l'absurdité guerrière en forme de roman historique, des souvenirs : «Souvenirs d'atelier» et «La nuit où le voisinage brûla», «Au Bas-du-Chenit», «Une lueur dans la nuit», «Les canons de Bunau Varilla» : esquisses saisissantes de la mentalité combière et plusieurs autres textes tous publiés au Pèlerin dans la collection Bibliothèque combière.
Jules Berney
 
Cet historien rollois nous est connu pour être le traducteur des mémoires d'Henri Rochat du Mont-du-Lac, il est également l'auteur du récit de l'émigration d'une famille Truan-Rochat de Montricher vers les États Unis : «Vers l'Amérique» (1980) ainsi que des «Souvenirs de notre maman» (1991).
  • Jules Berney dans la généalogie des familles combières (Geneanet)
Ruth Blum (1913-1975)
Ruth Blum
Cette dame n'est assurément pas une Combière. Fille de paysans, Ruth Blum est née en 1913 à Wilchingen dans le canton de Schaffhouse. Après avoir interrompu sa formation d'enseignante et exercé différents métiers, elle publie en 1941 Blauer Himmel, grüne Erde, roman autobiographique sur son enfance qui remporte un succès inespéré. Il n'en va toutefois pas de même pour les oeuvres suivantes. Elle obtient finalement son diplôme et enseigne à Schaffhouse de 1950 à 1961. Elle fut assez connue outre Sarine dans les années 1940-1950. Atteinte dans sa santé (elle souffrait d'un cancer), elle passa un été à La Vallée pour se soigner. Elle nous a laissé un roman sentimental qui s'y passe entièrement : «Der gekrönte Sommer» malheureusement non traduit en français à ce jour.
  • Ruth Blum sur Viceversa litterature.ch (consulté 12.09.2018)
Philippe-Sirice Bridel (1757-1845)
Philippe-Sirice Bridel
Connu sous l'appellation de «doyen Bridel», il est le descendant d'une famille qui donna au Pays de Vaud une dynastie de pasteurs. Il apprit les rudiments du latin chez son grand-père à L'Abbaye. Il n'a que peu écrit sur la vallée de Joux. Citons néanmoins : «La vallée du lac de Joux de 1140 à 1780 : précis historique», extrait de son «Conservateur suisse ou recueil complet des Étrennes helvétiennes» (13 volumes en 4 éditions : 1813-1831, 1829-1831, 1855-1857, 1881-1882).
Abram Capt (1825-?)
 
Difficile de trouver plus austère et plus calviniste que ce curieux auteur. On lui doit entre autres romans plutôt naturalistes un texte sur sa famille : «Histoire de ma famille suivie du Sacrifice d'Isaac, poëme religieux» et qui semble avoir connu en son temps un certain succès puisqu'il a fait l'objet de trois éditions successives (la troisième sous le titre de «Histoire d'une famille suisse»).
Daniel Capt (1924)
Daniel Capt
Daniel Capt est né au Solliat. A côté de son métier d'horloger, il s'est adonné à l'écriture théâtrale, il a été rédacteur de la Feuille d'avis de La Vallée et correspondant régional du quotidien 24 Heures. On lui doit une biographie de Fred Reymond, personnage de l'ombre, résistant, membre des services secrets du Colonel Masson mais devenu au fil des ans un personnage mythique, connu de Mouthe à Jérusalem, intitulée simplement «Fred» (Éd. de l'Aire , 2005).
Jean-Bernard Chappuis
Jean-Bernard Chappuis
Cet ancien ingénieur forestier de la commune du Chenit nous a offert, outre sa thèse de doctorat de l'EPFZ (La comptabilité commerciale de l'entreprise forestière), un texte passionnant sur les balades à faire et sur nos lieux-dits : Guide touristique de la vallée de Joux, édité par l'Office du tourisme de la vallée de Joux (1995).
Gaston Cherpillod (1925-2012)
Gaston Cherpillod
Cet auteur romand bien connu habitait Le Lieu à la fin de sa vie et plus précisément l'ancienne maison de Julie Meylan. Il n'a que très peu écrit sur La Vallée si ce n'est un texte à l'occasion du 600e anniversaire de la commune du Lieu.
Victoria Cordier (1919)
Victoria Cordier
À l'instar d'Anne-Marie Im Hof-Piguet, cette auteure française nous a laissé un récit sur la dernière guerre et la douloureuse période des passages de résistants et de déportés à travers le Risoud : «Ceux que je n'oublierai jamais» édité par l'auteur et préfacé de 1980.
Pour ses actions Victoria Cordier recevra la médaille des Justes de l'état d'Israël.
Fernand Denys-Favre (1922-2009)
 
Ce Lausannois d'adoption, employé des postes, est l'auteur de textes dans le journal de Chailly : Le Chailléran (consulté 14.09.2018). Il nous a laissé de sympathiques souvenirs de vacances dans la famille de sa mère Mina Rochat aux Charbonnières dans «L'Épine des quatre saisons» (1994).
  • Fernand Denys dans la généalogie des familles combières (Geneanet)
Annette Dépraz-Rochat (1886-1983)
Annette Dépraz-Rochat
Annette Dépraz dite La Nanet, du Séchey, ne fut pas une femme de lettres. En revanche c'était une conteuse formidable à la mémoire hors du commun. Rémy Rochat a eu l'heureuse idée de l'enregistrer et d'en extraire plusieurs textes : «Un village brûle» : les Charbonnières 1900 (1984, 1985), «En passant par les Laisinettes» (1987), «Souvenirs du début du siècle» (1988)
Jean-Luc Dépraz (1947)
Jean-Luc Dépraz
Cet enseignant retraité est l'auteur d'un polar historique un peu déjanté : «La débâcle» sur fond d'indépendance combière : à lire d'une traite ! (prix du polar 1997 du Matin et du Département vaudois de Justice et police), ainsi qu'un recueil d'anecdotes : «On m'a dit... dans le Jura vaudois» publié chez Cabédita en 2003.
Paul-Henri Dépraz (1921-2003)
Paul-Henri Dépraz
Cet ancien instituteur est né dans une famille de paysans horlogers. Son enfance est de celles que l'on oublie pas. Les travaux des champs avaient alors une autre saveur et un autre sens, auxquels il nous permet de goûter. Ses récits, teintés d'une discrète nostalgie, fleurent le foin sec et la fraise des bois. C'est l'histoire quotidienne, banale et belle, d'hommes et de femmes vivant dans une poétique rusticité.
Telle est la notice qui figure au dos de son ouvrage «La page tournée» : la vie quotidienne des paysans horlogers au début du siècle. On lui doit également un roman historique : «La traversée» ou l'arrivée à La Vallée du colporteur Michel Dépraz, venu de Savoie.
Pierre Dudan (1916-1984)
Pierre Dudan
Connu comme chanteur et compositeur fantaisiste dans les années cinquante, il est le petit-fils de Henri Dudan et de Lydie Rochat, file de Jules-Jérémie des Charbonnières et premier du nom. Le Noël qu'il a vécu jeune homme aux Charbonnières avec la jeune fille qui aurait dû normalement devenir la femme de sa vie, il ne l'a pas oublié et nous le proposera plus tard dans une version romancée : «La peur gigantesque de Monsieur Médiocre» illustré par Dubout (1947).
Marina Gallazzini (1988)
Marina Gallazini
Marina Gallazini est née et vit à Lausanne. En 2015, son premier roman, essentiellement épistolaire, intitulé «Amanda Murphy et l'atelier secret» est publié par les éditions Paulo-Ramand à Nantes. Il doit être suivi de deux autres dont il constituera la suite.
…Une jeune artiste qui, le jour du vernissage de sa première exposition, rencontre Christian Meylan, peintre étrange et mystérieux. Celui-ci l'invite à venir voir ses propres oeuvres, mais lorsqu'Amanda se rend à son atelier isolé dans la campagne, la maison est vide et Christian introuvable…
Valérie de Gasparin (1813-1894)
Valérie de Gasparin
La fondatrice de l'école d'infirmière «La Source» était une nature plutôt volcanique. En avance sur son temps, elle était par ailleurs une adversaire acharnée de la prostitution… et de l'Armée du Salut ! Elle nous a laissé, outre ses «Horizons prochains» un curieux texte : «Les prouesses de la bande du Jura» (Paris, 1865) qui se passe à La Vallée et dans la région. L'intrigue est très simpliste mais l'écriture en est toutefois très moderne.
Camille Geneux
 
Cet ancien gendarme nous a livré ses souvenirs dans «Les mémoires d'un ancien gendarme vaudois, témoin des événements du début de notre siècle» (1976) où il nous parle au chapitre IV des temps héroïques du Poste des Mines du Risoud.
Frédéric Charles Jean de Gingins-la-Sarra (1790-1863)
Frédéric de Gingins-la-Sarra
Cet historien de vieille noblesse vaudoise n'est pas à proprement parler un écrivain combier, mais son œuvre monumentale, la publication des sources de l'abbaye du Lac de Joux, en font un des piliers de l'histoire de La Vallée. Son ouvrage demeure incontournable pour qui veut la connaître plus à fond. L'intitulé complet de la publication : Annales de l'abbaye du Lac-de-Joux depuis sa fondation jusqu'à sa suppression en 1536 / par Fred. de Gingins-la-Sarra. - Lausanne : M. Ducloux, 1842. - (Mémoires et documents / publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande ; 1 [3e partie]).
Henri Giriens (1873-1926)
Henri Giriens
Ce bourgeois d'Étoy fut nommé instituteur au Sentier en 1893. Il s'y révéla être un pédagogue remarquable, de sorte que, tous ses anciens élèves lui demeurèrant attachés, il devient un personnage particulièrement apprécié des Combiers. En 1909, il reprend la rédaction de la Feuille d'avis de La Vallée des mains de Samuel Aubert, poste qu'il gardera jusquà sa mort prématurée (il avait 53 ans) en 1926 et qu'il transmettra à son fils Olivier ci-après. Ses chroniques pétillantes, ses «piques» ironiques et humoristiques lui ont valu la sympathie de bien des lecteurs de la «Feuille». Sur le plan privé, il est l'époux de Marguerite Guignard, la sœur de la poétesse Rose Guignard
Olivier Giriens (1902-2001)
Henri Giriens
Né Édouard Olivier et fils d'Henri ci-dessus, il sera rédacteur de la Feuille d'avis de La Vallée à sa suite. Pour les Combiers, il y est avant tout l'auteur de la «Revue de la semaine» qui paraîtra sans interruption pendant cinquante ans. Ses chroniques touchent essentiellement l'actualité internationales, mais il ne méprise pas pour autant la vie locale.
Charles-Adrien Golay (1909-1994)
Charles-Adrien Golay
Ce journaliste né au Sentier avait pris, à l'instar d'Hubert Beuve-Méry, le pseudonyme de Sirius comme nom de plume. Rédacteur de l'Auto-Club, le journal de l'ACS, on lui doit un livre intitulé simplement «La vallée de Joux», paru en 1958 aux Éditions du Griffon (Collection Trésors de mon pays), avec une seconde version du même consacré à l'entreprise Le Coultre. Cette dernière existe également en anglais. Par ailleurs il est l'auteur du premier texte publicitaire sur le vacherin Mont-d'Or, publié dans «L'industrie laitière suisse» du 5 décembre 1952 : Le vacherin : rois des fromages fins
Fernand-Henri Golay (1913)
Fernand-Henri Golay
Ce Combier des Bioux, émigré comme tant d'autres à Genève, nous raconte ses souvenirs d'inventeur dans «Une enfance aux Bioux» et «Une longue route» (1989).
Georges Golay
 
Ce monsieur est encore pour nous un parfait inconnu ! - Nous lui devons cependant un remarquable texte : «Le sapin à Siméon» dont le nom dira quelque chose aux promeneurs habitués à fréquenter les alentours du col du Marchairuz. Cette légende a été publiée deux fois aux Éditions Le Pèlerin : en 1990 et en 1994.
Germaine Golay (1904-1995)
Germaine Golay
Cette ancienne infirmière visiteuse a laissé une quantité de cassettes enregistrées qui constituent une formidable source de renseignements dans le domaine de la santé publique. Celles-ci n'ont malheureusement pas encore été retranscrites ni fixées sur un support numérique. Dans le domaine de l'écriture, on lui doit la rédaction du texte d'Alice Reymond : «La coopé de La Golisse» (1978).
  • Germaine Golay dans la généalogie des familles combières (Geneanet)
Hector Golay (1840-1915)
Hector Golay
Greffier et officier de l'état civil au Brassus, il est l'auteur entre autres du classique des classiques de la littérature généalogique combière : «Les familles de la vallée de Joux, leur origine et leurs armoiries», paru en 1906 dans le Journal de la Société vaudoise d'utilité publique. On lui doit également «La Vallée de Joux de 1860 à 1890» dans le même journal et surtout le «Messager de la vallée de Joux», éphémère (1879-1881) mais combien brillant concurrent hebdomadaire de la «Feuille».
Henri Daniel Golay (1940)
Henri-Daniel Golay
Originaire de la vallée de Joux, Henri-Daniel Golay considère l'écriture comme un passe-temps et y consacre une part de ses loisirs qu'il partage avec la peinture abstraite. Il publie son premier recueil de nouvelles en 1976, à l'âge de 36 ans (L'autre chemin). Suivront un autre recueil de nouvelles (Voleur de roses) en 1986 et deux romans policiers : Les pêcheurs meurent à l'aube (1990) et Copie conforme (1994).
En 2008 sortent deux ouvrages : «Classe de toxicité 1», recueil de nouvelles et un nouveau roman : «Parfum de cannelle». Suivent «Un job presque parfait» (2010), «L'ombre du tilleul» (2015), Gloire à nos ancêtres : nouvelles (2016).
Jean-Pierre Golay (1920-2017)
Jean-Pierre Golay
Encore un Combier exilé dans la plaine, et comme la plupart amoureux de son pays d'origine et des ses chers sapins. Son ouvrage (publié en 2004) : «Petite balade à travers le temps», illustré de photographies de l'auteur nous le prouve assurément.
Louis-Samuel Golay (1914-)
 
Son seul ouvrage : «Des horlogers combiers du passé au présent» est un étonnant mélange de souvenirs personnels, de manuel de technique horlogère et de reportages sur le vif. On y trouve de tout : montres, certes, mais aussi ski, aviation et j'en passe… (édité par l'Imprimerie Dupuis au Brassus).
Marcel Golay-Caillet (?-1995)
Marcel Golay-Caillet
Ce citoyen de L'Orient a rédigé plusieurs publications sur l'Hôpital de La Vallée et sur des sociétés locales. Il a également fait retour sur son passé en nous offrant «Quelques bonnes histoires de La Vallée» (1990), «Histoires d'autrefois» (1991) et «Regards sur le XXe siècle» (1993) qui est une chronique au jour le jour des événements combiers du siècle dernier.
Paul Golay (1877-1951)
Paul Golay
Un talent magistral d'écrivain chez ce syndicaliste hors pair. On lira «Terre de justice» florilège de ses discours et de ses entretiens, paru aux Imprimeries populaires de Lausanne en 1951. Il est en outre le père d'Alice Rivaz. Une plaque à L'Orient posée sur sa maison natale, nous rappelle son souvenir : «Une vie au service de la justice et de la liberté»
Paul-Auguste Golay (1873-1937)
Paul-Auguste Golay
Encore un horloger écrivain, malheureusement décédé à 64 ans, ce qui ne lui pas permis de profiter de sa retraite pour continuer son œuvre historique. On lui doit néanmoins quelques écrits remarquables. Le plus connu de ses textes est sans conteste les «Notes sur la passé des Piguet-Dessous», publiés dans la Revue historique vaudoise en 1923. Sous le pseudonyme de David des Ordons, il a également publié les aventures de Pierrotton Maréchaux, paru primitivement en feuilleton dans la Feuille d'avis. Cette histoire d'un gamin perdu dans le Risoud, séquestré par un berger français, est devenue une légende et un classique de la littérature combière. On lui doit également de nombreux textes locaux, des recueils d'anecdotes, etc. et une correspondance en patois avec Auguste Piguet.
Micha Grin (1921)
Micha Grin
Cet auteur n'a approché la vallée de Joux qu'à travers un très beau recueil de poésies intitulé simplement «Poétique» et de plus illustré de bois et de lithographies de Pierre Aubert.
  • Micha Grin sur Wikipédia (consulté 12.09.2018)
  • Micha Grin dans la base de données des écrivains vaudois (consulté 12.09.2018)
Jean-Paul Guignard (1932)
Jean-Paul Guignard
Ancien chroniqueur régulier de «Que dit-on ?», journal de l'Amicale des sourds de la vallée de Joux, Jean-Paul Guignard est depuis toujours un passionné de géologie et de spéléologie et c'est en outre un grand voyageur. C'est donc par dizaines que ses chroniques agrémentent depuis des années ce sympathique journal.
Malgré son érudition incontestable, il n'a malheureusement que peu publié : «Les soucoupes volantes» en 1972, «La Roche du solitaire» en 1982, «Comme l'oiseau» en 1984, «Le chemin qui remontait le temps» en 1985, «A la découverte de La Vallée» en 1988. Les Éditions Le Pèlerin ont également publié «Derrière le Risoud» et «Voyage au bout du temps», textes originalement publiés dans Que dit-on ?
Rose Guignard (1890-1961)
Rose Guignard
Son œuvre, qui est restée manuscrite jusque dans les année huitante (mis à part «Neiges d'antan» publié en 1941) est d'une qualité d'écriture exceptionnelle. Ce sont assurément parmi les plus belles pages jamais écrites sur La Vallée. Rémy Rochat a repris les œuvres complètes de Rose Guignard dans les années 80 (7 volumes), mais ne les a jamais diffusées en raison de l'opposition de la famille.
  • Rose Guignard dans la généalogie des familles combières (Geneanet)
Jakob Hofstaetter (1825-1871)
Jacob Hofstaetter
Ce médecin de Kriegstetten dans le canton de Soleure vient s'établir au Sentier en 1858. Il sera pendant des années le seul médecin de la région. Il meurt juste avant l'entrée des Bourbakis à La Vallée en 1871 de sorte que lors de cette tragédie, il n'y aura aucun médecin disponible à La Vallée.
On lui doit plusieurs textes, légendes et poèmes écrits pour une part en allemand («hochdeutsch»), pour l'autre en dialecte soleurois : «Aus Berg und Thal : Blätter aus dem Volk und für das Volk» (3 volumes : 1862-1863, réédités en 1865). Plusieurs textes concernent La Vallée ou les environs : «Die Feengrotte» (la grotte aux fées), «Die Grenzbereinigung im Jouxthal» (la fixation de la frontière à la vallée de Joux), «'s Jouxthal am Maitag 1862» (à la vallée de Joux un jour de mai 1862, poème en dialecte), «Ein Polenheld im Jouxthal» (un héros polonais à La Vallée), «Der Ritter von Lassaraz» (le chevalier de La Sarraz), «Skizze aus dem Leben dreier origineller Jouxthalbewohner» (scènes de la vie de trois des premiers habitants de la vallée de Joux), «Sommeil du chrétien» : poème sur le cimetière du Sentier, et surtout : «Der esrste Uhrmacher im Jouxthal» (le premier horloger du val de Joux), le seul texte qui ait été traduit en français. Il a fait l'objet de plusieurs éditions allemandes : 1863, 1865, 1911 et françaises : 1927 dans la Feuille d'avis de La Vallée de 1979 avec une introduction d'Auguste Piguet, puis en 1982, 1998, 1999 aux Éditions Le Pèlerin.
Georges Humberset (1929)
 
Auteur d'un seul texte : «Mes vacances à La Cornaz», mais quel texte ! et en plus agrémenté de photographies
Anne-Marie Im Hof-Piguet (1916-2010)
Anne-Marie Im Hof-Piguet
Nous a laissé un témoignage de la dernière guerre : «la Filière : en France occupée 1942-1944» et son action de véritable résistante en faveur des enfants à Montluel près de Lyon, puis à la Hille près de Toulouse dont elle s'occupe dans le cadre de ses activités à la Croix-Rouge, puis qu'elle a fait passer en Suisse à travers le Risoud au fur et à mesure que l'antisémitisme monte dans la France pétainiste. Ouvrage à mettre en rapport avec celui de Victoria Cordier.
Claude Karlen (1945)
Jean-Jacques Karlen
Claude Karlen s'intéresse depuis toujours à l'histoire des habitants de sa vallée de Joux natale, passion qu'il partage avec un amour inconditionnel de la nature. Éditeur à ses heures (les Éditions du Rendez-vous), il a publié les «Chronique souriante des années 40» de son frère Jean-Jacques Karlen et «Les récits du dernier témoin» de Jean-François Meylan. A son tour, il publie en 2009 un roman «L'homme perdu» inspiré d'un fait divers tragique survenu il y a bien longtemps dans l'immensité du Risoud d'alors, bientôt suivi de «Fille de France» (2012), puis de «L'inconnu du Grand Hôtel» (2015).
En 2010 il publie «Le Sentier autrefois» qui retrace la vie associative et culturelle du village. Le livre est dédié à sa petite-fille Nina en réponse aux questions bien pertinentes des enfants : « Dis grand-papa, comment c'était ? »
Jean-Jacques Karlen (1936)
Jean-Jacques Karlen
Chroniqueur à la Feuille d'avis de La Vallée, il nous a laissé dans les années nonante de délicieux textes sous le titre générique : «Chronique souriante des années 40 ou... Quand j'étais petit garçon», publié par son frère Claude Karlen.
Charles Lecoultre (1907-2010)
Charles Le Coultre
Il fut horloger puis pasteur. Il exerça presque tout son ministère en France mais n'oubliera jamais sa vallée d'origine : il ne prendra même jamais la nationalité française ! Nous lui devons un livre de souvenirs : «Mon enfance à La Golisse» (1992).
Daniel Lehmann (1938-2017)
Daniel Lehmann
Un passionné de glisseurs à voile (entre beaucoup d'autres choses), il a rédigé des textes de grande qualité dans la brochure «Des hommes dans le Risoux» parue à la Maison de la Réserve en 1996. Sa collection d'objets des XIXe et XXe siècles caractéristiques des activités combières a fait l'objet d'une exposition au Palais de Rumine en 1994-1995 «La mémoire des Combiers» dont la plaquette a été rédigée par Jean-François Robert, l'âme de l'arboretum d'Aubonne.
Jane Lugrin (1906-?)
Jane Lugrin-Berney
Jane Berney de L'Abbaye, épouse de Roland Lugrin ci-dessous fut institutrice au Lieu. Elle nous livre ses souvenirs parfois douloureux dans : «Ma régence à l'école du Lieu» (1977).
Roland Lugrin (1905-1981)
Roland Lugrin
Ce citoyen du Lieu, ancien ouvrier d'usine, avait une mémoire formidable mais il ne dépassa malheureusement jamais le niveau d'amuseur public à qui l'on demandait des vers, selon Rémy Rochat. Nous lui devons cependant une «Brève histoire du chœur mixte du Lieu» (1977).
  • Roland Lugrin dans la généalogie des familles combières (Geneanet)
Mélanie Melley-Rochat (1829-1896)
Mélanie Melley-Rochat
Cette poétesse née aux Charbonnières nous a laissé plusieurs recueils : «Jours envolés» (1892), «Poésies intimes» (1897) ainsi que toute une série d'adorables chants de Noël. On trouvera sa biographie complète par Philippe Godet dans le recueil «Poésies intimes» (Payot, 1897).
Daniel Meylan (1861-1937)
 
Ce pasteur, fils de régent, a été élevé à Genève dans une famille où l'on chantait beaucoup. Son premier ministère se déroula à St-Cergue où il commença à composer d'innombrables chants, surtout des Noëls où La Vallée et le Jura sont omniprésents. Mais chante-t-on encore aujourd'hui ?
Jean-François Meylan (1919-2011)
Jean-François Meylan
Né au Campe, il a fait ses écoles et le Collège à La Vallée qu'il a doit quitter à l'adolescence pour soigner une primo-infection tuberculeuse. En 1940 il s'inscrit à la Faculté des sciences de l'Université de Lausanne. Le 5 septembre 1941, il passe pour la première fois clandestinement la frontière interdite et inaugure ainsi la filière dont parlent abondamment ses récits. Il est par la suite refusé à l'examen médical de capacité d'enseignement, toujours pour raisons de santé. En 1944 une nouvelle rechute tuberculeuse est diagnostiquée et en attendant son admission à Leysin, il s'en donne à coeur joie aux passages de la frontière française. Après la guerre, il épouse une Française vivant à Lausanne, Madeleine Maillet, et s'établit à Chavannes-près-Renens, puis à Prilly. Il collabore à TV Bourdo, l'émetteur du quartier et produit des albums photographiques, déposés au Musée historique de Lausanne.
Avec Victoria Cordier, Anne-Marie Im Hof-Piguet et Fred Reymond, un des témoins essentiels de la Résistance dans le Jura. Son ouvrage principal : «Les récits du dernier témoin : passages clandestins de Suisse en France occupée 1941-1945» a été édité en 2008 par Claude Karlen (Éditions du Rendez-vous)
Julie Meylan (1867-1940)
Julie Meylan
Une autrice bien oubliée de nos jours ! Et pourtant, en son temps, elle fut diplômée des Jeux floraux du Languedoc. En 1965, Donald Aubert entreprit de rassembler ses écrits (poèmes, contes de Noël, nouvelles, écrits pédagogiques, etc.) dispersés dans quantités de journaux en un énorme recueil artificiel. Celui-ci peut être consulté à la Bibliothèque cantonale et universitaire de La Riponne ou aux Archives cantonales vaudoises.
Julie Meylan, qui signa aussi Julie Gailloud ou simplement Mme H. Gailloud, le temps de son bref mariage avec le pasteur Henri Gailloud de Mont-la-Ville, nous a laissé quelques écrits comme «Élie Abraham de La Crête», «Le dernier voyage de Dom Pontius» (sur la fondation du village du Lieu), «À l'écoute des millénaires», «Un son de flûte dans la nuit», etc. Son oeuvre très abondante est avant tout d'inspiration religieuse et patriotique très en vogue au tournant du XIXe siècle, mais bien oubliée aujourd'hui.
Mélanie Meylan (1864-1944)
Mélanie Meylan
Une de nos meilleures poètes, mais ses poèmes, manuscrits et épars dans divers journaux, n'ont malheureusement jamais été publiés en un seul volume. Donald Aubert se chargea, dans les années 60 et d'après un cahier manuscrit, d'en établir un inventaire exhaustif.
En prose, certains de ses textes ont été publiés sous le pseudonyme de Cornélie Duval. Elle nous laisse «Le choix de Gretchen», «La petite fée des Illettes», «L'odyssée d'un forçat», «Fleur du désert», et «L'énigme», son dernier ouvrage.
René Meylan (1894-1978)
 
La thèse qu'il écrivit en 1929 : La vallée de Joux : les conditions de vie dans un haut bassin fermé du Jura : étude de géographie humaine publiée tout d'abord dans le Bulletin de la Société neuchâteloise de géographie (vol. 38, p. 45-179) puis à Neuchâtel chez Attinger, en font un auteur combier absolument incontournable. Ce texte est d'une précision et d'un sens de l'observation tels qu'il se lit pratiquement comme un roman, ce qui est assez rare pour une thèse ! Il est en outre l'auteur de plusieurs articles sur le Jura et le Risoud, la plupart publiés dans la Revue de la Société neuchâteloise de géographie et d'un manuel de géographie en collaboration avec Daniel Aubert.
René Meylan (de Moudon) (1861-1926)
 
Ce docteur en histoire, spécialiste en héraldique est l'auteur de bien des armoiries de communes vaudoises. Nous lui devons un texte historique paru dans la Revue historique vaudoise : «Les cloches du Sentier» (1900), ainsi qu'une correspondance avec Alphonse Rochat, syndic du Lieu, au sujet des armoiries de cette commune.
Isabelle de Montolieu
Isabelle de Montolieu
L'auteur des «Châteaux suisses» fit preuve d'une activité débordante : nous lui devons pas moins de 105 volumes ! Dans le domaine combier, nous lui devons la traduction d'un texte allemand dont elle nous assure que l'auteur en est inconnu. Ce texte allemand serait d'ailleurs lui-même une traduction du français (vous suivez ?). Elle le publia en 1818 à Paris dans un recueil intitulé «Histoire du comte de Roderigo de W.» sous le titre «Le jeune fruitier du lac de Joux». Ce texte fut ensuite repris dans la Feuille d'avis de La Vallée de 1937, dans une nouvelle traduction d'Auguste Piguet sous un nouveau titre : «Le vacher de la vallée de Joux». Il s'agit en fait d'une version simplifiée. Rémy Rochat a réédité ces deux versions aux éditions Le Pèlerin.
Charles Hector Nicole
Charles-Hector Nicole
Au cours de sa vie, Charles-Hector Nicole, s'est intéressé à la botanique, l'histoire, la musique, la chimie, la photographie, la gemmologie et la mécanique, à côté de son métier d'horloger. La linguistique ne figurait pas parmi ses nombreuses occupations. Mais son beau-frère, Alfred Golay-Nicole, avait commencé un lexique du parler combier et lui a demandé de reprendre le flambeau. C'est donc presque par hasard que, partant du travail déjà accompli, il a collecté des expressions, mots et ouvrages, rencontré des habitants, trouvé des lexiques restés dans les familles. Il s'est aussi procure des livres consacrés aux parlers de plusieurs régions romandes et françaises. Curieux, érudit et passionné, il a accumulé suffisamment de matière et de vérifications scrupuleuses pour commencer à classer et expliquer les 1730 mots ou expressions hors dictionnaires figurant dans «Le langage combier de la première moitié du XXe siècle» : un mode d'expression représentatif d'une région, d'un genre de vie, d'une époque, paru en 2005, puis rédiger le tout avec l'aide de son ami Maurice Meylan. On y retrouve de nombreux termes utilisés ailleurs. Certains peuvent avoir un sens particulier à la vallée de Joux. L'auteur a tenu à placer ce lexique dans un contexte plus large, par un bref historique de l'évolution de la langue française, des parlers régionaux et du langage populaire.

Une réédition revue et complétée de cette «bible» a été faite en octobre 2015
Jaques David Nicole dit le juge Nicole (1723-1794)
 
Juge et président de l'honorable Conseil du Chenit, marié à Anne-Marie Jaquet de Vallorbe, il habitait au Brassus. Son unique œuvre porte le titre complet de : Recueil historique sur l'origine de la vallée du Lac-de-Joux, l'établissement de ses premiers habitants, celui des trois communautés dont elle est composée, et particulièrement du Chenit . Avec un récit abrégé de quelques événements arrivés dans ce petit coin de pays pendant l'espace d'environ six cents quarante ans, qui commence en l'année 1140. Le tout extrait tant des documents et titres mentionnés dans cet ouvrage, que dans certaines traditions qui ont paru assez bien fondées pour pouvoir donner quelques éclaircissements aux faits qui y sont rapportés / par Jacques David Nicole, juge, président de l'honorable Conseil du Chenit. Cet ouvrage a servi de référence à tous les historiens postérieurs : de Lucien Reymond à Auguste Piguet jusqu'à nos jours.
Robert Nicole (1918-2015)
Robert Nicole
Né Chez-le-Maître en 1918. Il y passe son enfance, y effectue son école primaire et le Collège (il y fait entre autres la connaissance d'Auguste Piguet). Puis l'École normale l'accueille et c'est le début d'une carrière d'enseignant à La Vallée, en pleine mobilisation.
De ses œuvres on retiendra pour l'instant : Chemins d'ombres et de lumière, récits illustrés d'aquarelles de l'auteur (Le Pèlerin, 2008), Jésus, ce maître de sagesse méconnu : la vie et l'œuvre de Charles Rittmeyer, ingénieur géomètre et licencié en théologie (Ed. à la Carte, 2007) et un recueil d'aquarelles : Ballade... pour la Vallée de Joux (Carnets verts, 1999) publié conjointement en anglais et en allemand. Ces aquarelles ont également été exposées à l'Hôpital de La Vallée pendant l'hiver 1999-2000 (voir la Feuille d'avis de La Vallée - 2000, n° 1 (6.01), p. 3)
  • Robert Nicole dans la généalogie des familles combières (Geneanet)
Louis Pellet (1927-2018)
Louis Pellet
Cet auteur original a produit lui même son autobiographie. Cela commence par l'admirable «Magui», suivi de «Fils de colon». Sur la lancée il écrira «Gabrielle en 2097», roman d'imagination, puis «La Rencontre» qui nous raconte ses souvenirs de couple. C'est un auteur d'une grande sincérité… et un admirateur de Georges Simenon.
Madame David Perret née Anna Piguet (1866-1908)
 
Nous avons tout ignoré de cette dame jusqu'en 2012. Une correspondante, Mme Isabelle Chevrel, nous a heureusement renseigné : «Mme David Perret est la seconde épouse de David Perret (1846-1908), son nom de jeune fille est Anna Julie Henriette Piguet. Elle a traduit de l'anglais un roman pour la jeunesse en 1891 («Les enfants du peintre», Lausanne : Bridel, 1891), et écrit par la suite des ouvrages pour l'édification morale de la jeunesse sous son nom de femme mariée». C'est de cette veine qu'elle nous a laissé un roman plein de sensibilité où la mort rode à chaque page : c'est l'époque de la tuberculose, on meurt jeune en ce début de vingtième siècle. L'action des «Les pas chancelants», car tel est son titre, se déroule au Crêt-de-L'Orient avant l'arrivée du train à La Vallée.
Auguste Piguet (1874-1960)
Auguste Piguet
La star des historiens combiers de ce siècle. Et à juste titre : son œuvre, considérable, n'est malheureusement que partiellement éditée. Il débute comme enseignant à Lutry, puis entreprend de nombreux voyages : il est précepteur en Italie, en Angleterre, en Écosse, s'embarque sur un cargo pour l'Amérique, traverse les États Unis, le Canada et le Mexique, à pied, en car, en train, comme passager clandestin dans des wagons de maïs, dans le plus pur style de Kerouac et consort. Revenu en Suisse, il rédige une thèse en linguistique sur «Les voyelles toniques suivies de nasales en patois du Chenit» (1929). Heureusement cet indigeste et parfaitement incompréhensible document (sauf pour les initiés, bien entendu) est suivi de publications historiques sur La Vallée qui n'ont jamais été égalées. Ses intérêt sont multiples : l'histoire, le folklore, la philologie pour ne citer que les plus importants, sa culture est immense et sa mémoire prodigieuse. Le fonds Auguste Piguet aux Archives cantonales vaudoises, qui regroupe entre autres tous ses petits carnets de notes est impressionnant : il y là une matière formidable qui n'a guère été exploitée que par M. Rémy Rochat, un de ses inconditionnels. Le reste de sa vie, il fut professeur au Collège du Chenit, où il pu déployer ses talents de pédagogue né. Parmi ses œuvres éditées : le territoire et la commune du Chenit, publié de 1947 à 1971 (en trois volumes à l'origine, puis condensés en deux par son fils Pierre) ; le territoire et la commune du Lieu (1946), la suite, éditée au Pèlerin de 1978 à 1982. En outre une quantité d'articles pour la Revue historique vaudoise, Folklore suisse, les Archives suisses des traditions populaires, le conteur romand, etc. viennent augmenter cette importante bibliographie. Son œuvre majeure : la monographie folklorique de la vallée de Joux à laquelle il travailla pratiquement toute la seconde moitié de sa vie, a heureusement fini par être éditée (après trente ans d'attente !) en 1999 aux Éditions Le Pèlerin ce qui n'étonnera personne !
Edmond Piguet
 
Cet auteur nous est inconnu, il nous a laissé une méditation poétique : «Sur la Côte» (au Val de Joux - calme du soir), publié dans «Noël suisse» à Genève en 1926 et illustrée par le peintre Milon (Émile Golay). On lui doit aussi un conte paru dans la Feuille d'avis de La Vallée.
Jean-Claude Piguet (1924-1979)
Jean-Claude Piguet
Le frère de Roland Piguet ci-dessous, qui signait également Jacques Chantier est né à L'Orient. Il s'établit par la suite à Lausanne où il tenait un magasin de tabac pour gagner sa vie, tandis qu'il écrivait dans l'arrière-boutique. Monté à Paris en 1948, il y connaîtra une certaine notoriété avec plusieurs romans et nouvelles : «Le train» (1949), «Les gitans» (1955) et une pièce de théâtre : «La nuit du carnaval». Ensuite, Jean-Claude Piguet entre dans le tunnel de l'oubli pour un silence de plus de vingt ans, sans toutefois renoncer à l'écriture. Les trente-six poèmes de La vie au vent composées «pour prendre congé du temps passé» et publiés en 1976 au éditions du Grand-Pont sont les fruits de cette longue retraite du désert. La qualité d'écriture de Jean-Claude Piguet est incomparable. «Le train» est un récit surréaliste, nihiliste, une œuvre étonnante démontrant une maturité exceptionnelle de l'écrivain qui tisse son histoire sans faille aucune. «Les gitans» n'est pas sans rappeler Ramuz, tant par l'argument (des étrangers s'installent à l'orée d'un village et on devine la suite…) que par la puissance de l'écriture.
Léopold Piguet
 
Ce citoyen du Brassus a connu quelques démêlés avec la justice de La Vallée. Il nous les raconte par le menu dans «Un assassinat judiciaire dans le canton de Vaud» (Lausanne 1894). Un texte totalement soporifique.
Louis Charles Piguet (1798-1859)
Louis Charles Piguet
Sans doute poussé par les difficultés économiques et aussi par les luttes religieuses parfois violentes de ce début de XIXe siècle, cet horloger et prédicateur du Brassus va s'embarquer pour New York avec sa seconde épouse enceinte de 6 mois et ses 16 enfants âgés de 1 à 29 ans : un incroyable voyage de 99 jours ! Il s'établira plus tard à Knoxville (Tennessee) et décédera accidentellement à New York en se noyant dans l'Hudson River. Jean-Maurice Piguet a eu l'heureuse idée de publier le récit de cet aventurier sous le titre de «Destination Amérique» (1985, 1996).
Marcel Piguet
 
Auteur de la première Histoire de l'horlogerie à la vallée de Joux (1895). Nous ignorons tout de son auteur, mais ce texte est devenu un classique à tel point qu'il a fait l'objet de plusieurs rééditions dont la plus récente en 2016 . Cette reproduction anastatique de l'édition princeps agrémentée de nombreuses photographies, dont des prises de vues de La Vallée faites par des drones. Comme l'originale, cette édition est publiée sous les auspices de la Société industrielle et commerciale de la vallée de Joux.
Marie-José Piguet (1941)
 
Auteure de «Jean Fantoche : portrait bouffon d'un auguste famille», un véritable roman picaresque sur une famille d'horlogers du versant ouest des montagnes (prix Schiller). Baroque et truculent, s'y reconnaîtra qui pourra, en tout cas ça déride ! Marie-José Piguet a épousé le peintre Lionel Knight avec lequel elle vit en Angleterre. Pour ses autres ouvrages, consultez les liens ci-dessous.
Roland Piguet (1921-1984)
Roland Piguet
Frère de Jean-Claude Piguet ci-dessus, ami de Jean Bruce, le père de OSS 117, il est l'auteur de nombreux romans d'espionnage, en particulier avec sa série «L'Épervier» qui pourraient paraître désormais anodins et destinés à l'oubli maintenant que la guerre froide est terminée. Et pourtant, quelle qualité d'écriture ! Quel réalisme souvent tragique dans les situations ! Et surtout quelle étonnante galerie de personnages magnifiquement campés ! Comédien, metteur en scène, médaille d'or du roman d'espionnage, plus de cinquante romans, des nouvelles, des pièces de théâtre, des pièces radiophoniques, élève de Charles Dullin, acteur, animateur, directeur de sa propre compagnie, Roland Piguet fut un véritable funambule. Roland Piguet mérite plus que de l'estime, mais une admiration très sincère. Il fut certainement l'un des deux ou trois meilleurs auteurs de toute notre littérature combière !
Albert Pillichody (1866-1938)
Albert Pillichody
Albert Pillichody reste un auteur ignoré, même de beaucoup de Combiers. Et pourtant sa production littéraire et journalistique est étonnante de diversité. Une grande partie en est naturellement consacrée à sa profession d'ingénieur forestier avec des articles scientifiques pointus dans le Journal forestier suisse ou au contraire vulgarisateurs dans la Feuille d'avis de La Vallée. L'homme va également s'intéresser à l'histoire : «Limites du prieuré de Mouthe» (1933), aux sciences naturelles : «Anciens ruisseaux qui renaissent» (1932), «La sablière de Tribillet» (1932), à l'économie : «Le commerce du bois de papier» (1931), le tourisme : «Le tourisme à La Vallée» (1932), «Les sports d'hiver» (1930), sans compter ses billets, ses prises de positions politiques, etc.
L'écriture de Pillichody est à la fois très moderne, c'est un excellent vulgarisateur, et par ses sujets elle rappelle malgré tout l'époque dont elle est issue : celle de l'entre deux guerres où rode le spectre du chômage et de la pauvreté ouvrière. Nous tentons pour cette raison, de réunir un plus grand nombre de textes de cet auteur attachant.
Juste Pithon (1895-?)
Juste Pithon
Né au Lieu, régent à L'Orient puis à Lausanne, il nous a laissé des écrits pour la jeunesse dont plusieurs brochures OSL, des souvenirs et des contes. «Ma Frasse d'autrefois», «Contes et légendes de notre Pays de Joux», «Le rescapé du Risol», sont parmi ses œuvres combières les plus significatives. Ses autres œuvres «Voyage autour du monde», «Le mystère des diamants noirs», «35° sous zéro», «La croix magique», etc. eurent en son temps beaucoup de succès auprès de la jeunesse.
Anne-Marie Prodon (1932-2018)
Anne-Marie Prodon
Elle n'est pas combière mais gessienne de Saint-Jean-de-Gonville. Prodigieuse ethnologue, elle a recueilli pendant plus de trente ans les témoignages des gens de sa terre du Pays de Gex. Comme il s'agit pour pratiquement tous de personnes que l'on entend jamais : bergers, tavillonneurs, vieux artisans, son travail n'en est que plus intéressant. En outre, elle illustre ses livres de magnifiques photographies qu'elle prend elle-même. La Vallée y apparaît tout de même dans une biographie d'un berger : «Émilio, le moutonnier du Noirmont» (1988) et «Le pain de la terre» (1992). Citons néanmoins ses autres œuvres, car sa production forme un tout absolument cohérent : «Histoires vraies d'autrefois» (1980), «L'âme du village» (1983), «Au royaume des bergers» (1985), «Sagesse paysanne» (1991), «Gens de chez nous» (1996).
Frédéric Reymond (Fred 1907-1999)
Fred Reymond
Résistant, passeur. Voir Daniel Capt
Lucien Reymond (1828-1901)
Lucien Reymond
Né au Solliat, il devient garde forestier après un stage de sylviculture dans le massif de l'Eiffel. Puis il se lance dans la politique locale et cantonale. Il devient député et commence son œuvre littéraire, historique et polémique qu'il poursuivra jusqu'à sa mort. Il implante une brasserie dans le hameau qui portera un jour ce nom près du Solliat, puis fait faillite, s'exile à Évian. C'est un personnage haut en couleur, un mauvais coucheur diront certains. En tout état de causes il ne laisse personne indifférent et s'attire des haines tenaces. C'est le type même du touche à tout de la fin du XIXe qui a une foi inébranlable dans le progrès : il écrit sur l'hydrographie et les entonnoirs (son dada) dans le cadre de la construction de l'usine hydroélectrique de La Dernier, sur le chemin de fer (il est partisan de la ligne orientale), il projette un ascenseur pour amener les touristes au sommet du Mont Tendre, etc. En fait il agit comme un catalyseur de toutes les idées de son époque, et il a bien souvent une longueur d'avance ! - Son œuvre historique majeure est sa «Notice sur la vallée du lac de Joux» (1864, deuxième édition en 1887) qui trônera dans tous les ménages combiers pendant plusieurs générations. Ses romans (Les contrebandiers du Risoud, L'émigrée, Les colons de La Vallée, les mineurs de la Dent de Vaulion, etc.) se lisent encore aujourd'hui avec plaisir : c'était certainement une de ses meilleures veines.
Alice Rivaz (1901-1998)
Alice Rivaz
Alice Golay à l'état-civil, elle est la fille du syndicaliste Paul Golay. On ne saurait la classer comme un auteur combier : elle ne connaissait cette vallée lointaine que par quelques souvenirs de vacances. Nous la citons néanmoins étant donné la très haute qualité de l'écrivain et son patronyme réel qui ne dupera personne sur son origine. Le personnage est par ailleurs tellement connu et incontournable dans les lettres romandes que nous ne ferons pas l'injure au lecteur de lui citer ses principaux titres.
Jean-François Robert (1926-2017)
Jean-François Robert
Il n'était pas à proprement parler un écrivain combier. Cet ancien ingénieur forestier, chef du Service cantonal vaudois des forêts, de la chasse et de la pêche devenu par la suite animateur de l'arboretum d'Aubonne, s'est passionné par les outils qu'il a véritablement fait parler. L'association «Lignum» lui a décerné le titre de «Monsieur bois 2013» Il est l'auteur d'une exposition «Machines et métiers» au Musée cantonal d'archéologie et d'histoire, au Palais de Rumine à Lausanne, qui a eu lieu du 8.10.1994 au 4.06.1995. Une plaquette, publiée dans le cadre de cette exposition s'intitule : «La mémoire des Combiers» : artisans et métiers de la Vallée de Joux (XIXe - XXe siècle) : aspects de la collection Daniel Lehmann, publié en 1994, celle-ci nous montre un aperçu d'une collection d'objets des XIXe et XXe siècles caractéristiques des activités combières. Le bois, paysans de montagne, les industries simples, la pierre, le cuir, le lac, industries d'accueil et services, le fer, les industries complexes, les usines : un ouvrage remarquable.
Albin Rochat (1864-1942)
Albin Rochat-Michel
Plus connu pour ses activités halieutiques et son commerce d'escargots, ce personnage haut en couleur nous laisse quelques pamphlets bien sentis dont les «Tracasseries et les délices de la pêche à la vallée de Joux», les «Vieilles et nouvelles tracasseries de pêche à la vallée de Joux» et «L'affaire postale des Charbonnières» (préfacée par le bouillant syndicaliste Léon Nicole, qui deviendra Conseiller d'état genevois). On lui doit également quelques pièces en vers dans la même veine libertaire. Une célébrité en son temps.

Loïc Rochat lui a consacré une remarquable biographie dans le n° de 2005 du Bulletin généalogique vaudois : «Albin Rochat marchand d'escargots coureurs», p. 137-150. Ce texte a également été publié en 2006 dans le n° 17 de la Feuille d'avis de La Vallée (27 avril, p. 4-5)
Alphonse Rochat (1979-1964)
Alphonse Rochat
Cet ancien syndic du Lieu n'a rien publié de son vivant. Rémy Rochat a eu l'heureuse idée de réunir quelques uns de ses textes aux Éditions Le Pèlerin : «Brève histoire de la commune du Lieu» (1976), «Histoire des églises et des cloches du Lieu» (1976), «Histoire des forêts de la commune du Lieu» (1976), «Notes et études diverses sur la commune du Lieu, ses églises, ses cloches, mais surtout ses forêts» : années 1946-1962 (1995), «Entretien sur la commune du Lieu» (1999). On lui doit également une abondante correspondance avec Auguste Piguet et René Meylan de Moudon.
André-Louis Rochat
 
 
Ce pasteur originaire des Charbonnières a écrit plusieurs articles d'inspiration religieuse dans le journal «Espoir» de 1979 à 1983. Ils ont été rassemblés dans la brochure «Les fruits du christianisme dans la société» aux éditions Le Pèlerin.
Charles Rochat-Cenise (1899-1956)
 
Charles Rochat-Cenise
Ce chroniqueur à «Trente Jours» a très peu écrit sur La Vallée. Outre un texte sur les armoiries Rochat : «Poésie du blason», repris aux éditions Le Pèlerin en 1994, son ouvrage : «Paysans que nous sommes», une suite de chroniques inspirées de l'histoire combière, est un véritable bonheur.
Charles Édouard Rochat (1893-1981)
Charles-Édouard Rochat
Né aux Bioux, il suit la trace de son père et devient horloger. Il travaillera toute sa vie à l'usine Valjoux dont il deviendra un des cadres. La passion de la chose publique l'amène naturellement à la politique et il est élu syndic de L'Abbaye (1946-1965). En 1971 ont lieu les festivités du 400e anniversaire de la création de cette commune et c'est naturellement à lui que l'on fait appel pour réaliser une monographie sur l'histoire de L'Abbaye : ce sera : «L'Abbaye 1571-1971» publié aux éditions Rencontre et qui demeure aujourd'hui encore une référence en la matière. Outre cet imposant ouvrage, on lui doit de nombreux textes, principalement historiques sur sa commune et ses sociétés locales.
Édith Rochat (1903-1992)
Édith Rochat
A passé sa vie aux Charbonnières, puis au Pont. Elle a publié de nombreux poèmes inspirés par la nature dans la Feuille d'avis de La Vallée. Les Éditions Le Pèlerin en ont édité deux recueils en 1978 : «Saisons» et «Les heures de la vie».
Gilbert Rochat (1920)
Gilbert Rochat
Il est né à Givrins, mais son coeur est resté à La Vallée. Ce secrétaire et archiviste de la municipalité de Nyon nous a laissé des monographies sur des villages, des poésies et des romans dont l'attachant «Les amants de La Vallée» ou Roméo et Juliette au temps de Leurs Excellences.
  • Gilbert Rochat dans la base de données des écrivains vaudois (consulté 11.09.2018)
  • Gilbert Rochat dans la généalogie des familles combières (Geneanet)
Henri Rochat (1828-1907)
Henri Rochat
Les extraordinaires mémoires d'Henri Louis Abraham Isaac Rochat, né le 5 juillet 1828 au Mont-du-Lac, mort le 30.05.1907 et enterré à Spokane dans l'état de Washington, ont paru en cinq tomes aux éditions Le Pèlerin. Henri Rochat fera plusieurs fois la navette entre La Vallée et les États Unis où il finira par s'installer définitivement. Son arrière petite-fille Dorothy Rochat Weeks a entrepris de répertorier sa descendance américaine et elle entretient sa mémoire en publiant, outre ses mémoires (en anglais), son abondante correspondance tant privée que commerciale.
Jules-Jérémie Rochat (1896-1962)
Jules- Jérémie Rochat
Né aux Charbonnières, fils d'un agriculteur député à la personnalité bien trempée, il perd très tôt sa mère et s'attache à son grand-père instituteur et dont comme avec son père, il partage le prénom. Après un passage à l'École normale à Lausanne, puis mobilisé pendant la Grande Guerre, il abandonne l'idée de faire carrière dans l'enseignement : il passe donc une maturité fédérale et s'inscrit à la Faculté des Lettres de l'Université de Berne, où le prestige de Gonzague de Reynold attire nombre de futurs écrivains. Préparant une thèse sur Huysmans, il publie une étude sur la «Réforme dans le canton de Vaud», puis une série de contes «A l'enseigne du poisson d'or». Il fonde une maison d'édition : «Au Chandelier», puis fréquente les milieux littéraires parisiens à plusieurs reprises.
En 1931, il entre au Journal du Jura, à Bienne dont il devient rédacteur. Toujours attaché à sa Vallée natale, il n'en devient pas moins un authentique Jurassien, participant également à la rédaction de certains numéros des «Actes de la Société jurassienne d'émulation».
Outre les œuvres citées, il nous laisse «L'affaire Paul-André Flournet», «Le mendiant de Noël», «Un ambassadeur biennois à Paris», «Un Biennois au services des Pays-Bas», «Sous l'uniforme», etc. Dans ses contes, on retrouve l'homme qui se complut en réalité toute sa vie dans les mythes, les songes et l'irréel. Un auteur attachant.
Loïc Rochat (1979)
Loïc Rochat
Loïc Rochat est né à Morges. Il est titulaire d'une maîtrise ès lettres en histoire. Durant ses études, il travaille comme archiviste et comme assistant en section d'histoire de l'Université de Lausanne. Il est l'auteur de plusieurs publications sur la famille Rochat dont des monographies : «Généalogie des Rochat de Mont-la-Ville» (1999), «Courte étude généalogique sur les ascendances de André Samuel Rochat, mon parrain» (2005) et de nombreux articles dans le Bulletin généalogique vaudois, devenu depuis la Revue vaudoise de généalogie et d'histoire des familles dont il est le rédacteur en chef. Actuellement, il travaille sur une généalogie de tous les Rochat ainsi qu'à une publication sur le peintre Tell Rochat (18989-1939).
Louis-Auguste Rochat (1887-1946)
 
Régent au Pont, il n'a jamais rien publié de son vivant. Son fils a eu l'heureuse idée d'éditer un recueil des écrits de son père : «Sous le Grand-Toit» aux éditions multigraphiques à Nyon (1965).
Rémy Rochat (1947)
Rémy Rochat
Sans qui La Vallée d'aujourd'hui serait sans mémoire. Fondateur des éditions Le Pèlerin qui dès les années 1970 s'est efforcé de publier des textes combiers par des moyens souvent artisanaux.
Les Archives culturelles de la vallée de Joux vont suivre la production sous forme électronique. Ce sont en fait les éditions Le Pèlerin 2.0.
Un nouveau site consacré au patrimoine est ouvert au printemps 2018 : Association pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine de la Vallée de Joux.

Archiviste du Lieu, , chroniqueur, chercheur, écrivain... sa production est plus qu'imposante. Le directeur des Archives cantonales vaudoises, Gilbert Coutaz, dans son «Panorama des monographies communales et régionales vaudoises» (Revue historique vaudoise, T. 111, 2003, p. 125) lui rend un hommage mérité.
Samuel Rochat (1921-2009)
Samuel Rochat
Cet ancien chroniqueur à la FAVJ (où il signait SR) a évoqué son passé dans deux récits personnels : «Esther» et «Jules de l'Épine» publiés en 1995. Si Esther reste un récit intimiste et personnel, Jules de l'Épine touche au passé de tout un chacun à la vallée de Joux dans les années quarante. Ces deux brochures constituent donc un document ethnographique fort intéressant. Elles sont illustrées de nombreuses photos de famille en même temps que de la vie du village des Charbonnières.
  • Samuel Rochat dans la généalogie des familles combières (Geneanet)
Valérie Rochat
Valérie Sanchez-Rochat
Valérie Sanchez-Rochat nous raconte ses expériences avec la troupe du Clédar dans «Mademoiselle qui-voulait-faire-du-théâtre» (1993) : un livre plein d'adrénaline !
Édouard Rod (1857-1910)
Édouard Rod
L'écrivain vaudois bien connu fréquentait plutôt les salons parisiens que les pâturages de La Vallée, mais il s'y rattache cependant par deux faits : d'une part, il est combier par sa mère Zélie Élise Piguet du Brassus qui épousa le régent Jean-Louis Rod venu y enseigner, d'autre part, il nous a laissé une nouvelle dont l'action s'y déroule : «un coupable» intégrée dans un recueil intitulé «Nouvelles romandes» (1910). Ce texte a été repris dans la Feuille d'avisde La Vallée de 1942, puis aux éditions Le Pèlerin (1991).
August Steinmann (1883-1966)
August Steinmann
Cet ancien rédacteur en chef du St-Galler Tagblatt, nous a laissé une nouvelle sentimentale : «Die Mariannen-Idylle» publiée dans le St Galler Tagblatt de 1937 et dont la première partie se déroule à La Vallée. La Feuille d'avis de La Vallée en a fait un bref compte-rendu la même année sous le titre : «Une idylle autour du lac de Joux» (sous la signature énigmatique de : E. P.-L.)
Robert Schweichel (1821-1907)
Robert Schweichel
Ce journaliste et écrivain allemand, de son véritable nom Heinrich Friedemann, est né à Königsberg en Prusse orientale. Il est l'auteur de romans, de nouvelles et de nombreux articles politiques. Parmi ses recueils de nouvelles dont plusieurs se passent en Suisse romande, notons «Jura und Genfersee» (Berlin, 1865) qui comprend «Der Uhrmacher vom Lac de Joux» et «Die beiden Vincent». À noter qu'une traduction française du premier texte a été faite en 1870 déjà par M. François Oyex-Delafontaine sous le titre : «L'horloger du Jura».
Paul Tenthorey (1892-)
Paul Tenthorey
Il nous laisse ses souvenirs d'enfance aux Charbonnières dans «Mon enfance chez Tante Annette» (1977).
  • Paul Tenthorey dans la généalogie des familles combières (Geneanet)
Anne-Lise Vullioud
Anne-Lise Vullioud
Anne-Lise Vullioud est une photographe d'une très grande sensibilité. Elle a participé à quelques uns des plus beaux ouvrages édités sur La Vallée dont : Le cueilleur d'arbres, portrait du forestier Lorenzo Pellegrini, avec Gil Pidoux (2008), Vallée de Joux : une île à l'envers, avec Roger Guignard (2010), Parc Jura vaudois, avec Vincent Maendly (2015)... Elle a participé à plusieurs expositions : Maison de la Réserve de Remoray (2002), Espace culturel La Bille, La Sarraz (2006-2007), Galerie La Grange, Romaninmôtier,(2007), L'Essor au Sentier (2016), etc. Ses photographies ne se limitent naturellement pas à La Vallée et depuis quelques années elle s'adonne à une nouvelle passion : le vitrail.
Roland Zahnd (1933)
Roland Zahnd
Roland Zahnd, «RAZ» dans ses chroniques de la Feuille d'avis de La Vallée nous laisse une «Histoire de la fraction de commune de L'Orient» (2004). Il est en outre un excellent peintre amateur, admiré lors de plusieurs expositions.

 

© 1997 Jean-Luc Aubert, septembre 2018