ÉCRIVAINS COMBIERS

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Daniel Aubert (1905-1991)
Daniel Aubert
Il est géologue et fils de Samuel Aubert ci-dessous. Sa vie durant, il resta profondément attach?au Jura et ?La Vallée. Après une thèse de privat docent en 1943 (Monographie géologique de la vallée de Joux), il se vit confier une chaire de géologie régionale ?l'Universit?de Lausanne. Dès 1955 il est nomm?professeur de géographie physique ?l'Universit?de Neuchâtel, c'est l?qu'il va donner sa pleine mesure de pédagogue. Ses cours étaient destinés aux étudiants de sciences et de lettres, il su éveiller l'intérêt de tous pour les phénomènes naturels en les emmenant dans des excursions dans le Jura et les Alpes. Ses publications dans les diverses revues scientifiques sont légions : MM. Michel Monbaron et Andr?Pancza ont recens?63 titres dans le vol. 113 (1990) du Bulletin de la Sociét?neuchâteloise des sciences naturelles. Il a également publi?des manuels scolaires de botanique (en collaboration avec son père) et de géographie. Président de la Ligue vaudoise de protection de la nature de 1958 ?1967, il est ?l'origine de la création du Parc jurassien vaudois. Une plaque commémorative lui rend hommage dans ce même parc.
Daniel Aubert (1935)
Daniel Aubert (horloger)
C'est avant tout un horloger, une des plus belles mains de La Vallée. Son atelier, sous la raison sociale «L'Art et le temps?exécute des montres compliquées, des montres squelettes, des montres bracelet, dont la réputation a largement dépass?le cadre de la Suisse. Il a publi?de nombreux articles dans la revue «Chronométrophilia?sur l'histoire de l'horlogerie combière, repris dans quatre magnifique ouvrages qui traitent autant de la vie quotidienne des horlogers combiers que de leurs incroyables réalisations : ?b>Montres et horlogers exceptionnels de la vallée de Joux?(1993), ?b>Horlogers et montres exceptionnels de la vallée de Joux?(1997), ?b>La vallée des montres et des horlogers exceptionnels?(2006) et enfin ?b>Une vallée exceptionnelle et ses horlogers?(2012), parus ?Neuchâtel chez A. Simonin.
Il possède en outre, une des plus complètes collections d'iconographie combière, dont le fonds du photographe Auguste Reymond (1825-1913), dont il a édit?et préfac?deux recueils de photographies époustouflantes : ?b>Auguste Reymond, photographe de la Vallée?(1986) et ?b>La vallée de Joux d'Auguste Reymond?(2004).
Donald Aubert (1925-1968)
Donald Aubert
Avant tout un collectionneur, un prodigieux collectionneur, de qui nous sommes largement redevable ! Malheureusement mort trop jeune, il a laiss?quelques articles dans la Feuille d'avis de La Vallée (FAVJ) au gr?de ses trouvailles qu'il jugeait dignes d'être portées ?la connaissance du public. Il signait ses articles «Jadiscombe?ou «Dazur Lavallée?ou encore plus simplement «DAZ?(Donald Aubert Zurich, o?il résidait).
Émile Aubert-Schuchardt (1830-1917)
Emile Aubert
Un auteur un peu ?part : comme écrivain proprement dit, cet imprimeur de Derrière-la-Côte install??Genève nous laisse quelques textes plutôt superficiels et assez insignifiants : «Recueil anecdotique des actes de sauvetage accomplis ?Genève? «Annales de dévouement? etc. puis en collaboration avec son cousin Laurent Marcel Aubert (qui signe M.A.) «Une aventure dans les pâturages du Cerney? «Deux excursions : Jura vaudois. Centre et Ouest français? Il serait probablement tomb?dans l'oubli s'il ne s'était attel??la généalogie familiale des Aubert, dont chaque membre des familles combières doit posséder un exemplaire : ?b>Lignée généalogique de Moïse Aubert?bourgeois de la commune du Lieu (vallée de Joux), suivi de quelques actes notariés : neuf générations connues, par les baptistaires et les registres civils : 1640-1909 (1909), suivi d'une seconde édition remaniée et augmentée en 1910 en collaboration avec son cousin John Aubert Golay (1845-1872) : ?b>Guillaume Aubert, originaire de la commune du Lieu?et la lignée directe de l'un de ses descendants Moïse Aubert, bourgeois de la commune du Chenit (Vallée de Joux), suivi de quelques actes notariés : treize générations connues, par des documents de familles les baptistaires, les registres civils et ceux des notaires : 1530-1910. Il est ?l'origine de mes recherches généalogiques sur la famille Aubert.
flècheVous pouvez consulter ce document en format PDF ou vous rendre ?la page consacrée ?la généalogie combière.
Ernest Aubert (1853-1928)
 
Cet agent de la Banque cantonale est l'auteur d'un texte bien connu : ?b>La vallée de Joux de 1890 ?1905?: mémoire lu ?l'assemblée générale de la Sociét?vaudoise d'utilit?publique, au Pont, le 4 septembre 1905. Outre ce texte plutôt rébarbatif, il est certainement l'auteur de ?b>Bon vieux temps et progrès ; le pauvre Pierre : nouvelles montagnardes?(1877).
Gilberte Aubert (1916-2004)
 
Ninette dans l'intimit?comme elle nous le confiait dans son ouvrage, cette ancienne institutrice de La Combe nous a livr?un portrait de son mari, le peintre et graveur Pierre Aubert. Un livre formidable qui se lit d'une traite. Son titre ? - Tout simplement ?b>Pierre Aubert : graveur et peintre vaudois?
Jean-Claude Aubert
Jean-Claude Aubert
Surtout connu pour ses ?b>clins d'oeil?qui étaient publiés toutes les deux semaines dans la FAVJ. Son langage direct est celui de la région : du Combier pur jus. Et comme il exprime le plus souvent les frustration de la population face aux autorités ou aux empêcheurs de vivre tranquillement, ce sont la plupart du temps des petits billets pleins d'humour. On lui doit également un livre intitul?simplement ?b>La vallée de Joux? paru en 1982 aux Éditions du Griffon dans la collection Trésors de mon pays.
Pierre Aubert (1910-1987)
Pierre Aubert
Pierre Aubert est connu comme graveur et comme peintre, sa réputation n'est plus ?faire et a largement franchi nos frontières. On lui doit cependant un petit ouvrage de souvenirs dans le n?34 de la revue «Écriture?: ?b>Quelques souvenirs de France?(vers 1980) qui sont en fait des extraits de son journal et illustr?de croquis et de photographies. Le même ouvrage contient un très beau texte de son fils Raphaël Aubert : «Une certaine lumière : Pierre Aubert, Paris et la Provence?
Raphaël Aubert (n?en 1953)
Raphael Aubert
Le fils de Pierre Aubert ci-dessus a écrit plusieurs ouvrages et de nombreux articles sur son père. Journaliste bien connu ?la Radio suisse romande, cet homme d'une grande érudition est en outre l'auteur d'ouvrages théologiques (Andr?Malraux ou la lutte avec l'ange, L'absolu et la métamorphose, Dieu est-il violent ?...), de poésies (De l'argile par le verre, Proche de l'argile ou La remontée...), d'études (Le paradoxe Balthus, Vie et mort de l'Ordre du temple solaire, L'affaire Rushdie...), de nombreux entretiens, d'articles, d'un roman (La bataille de San Romano), ainsi que plusieurs traductions d'auteurs russes et italiens.
Jusqu'en 2008 il habite dans la maison familiale aux Mollards-des-Aubert, bâtiment qu'il quitte alors pour en faire don ?une fondation créée pour l'occasion, réunissant le Heimatschutz, Pro Natura et la Fondation Pierre Aubert. Cette nouvelle fondation s'occupera de restaurer le bâtiment et de l'ouvrir au public.

flècheRaphaël dans dans la base de données des écrivains vaudois de la Bibliothèque cantonale et universitaire vaudoise.
flècheRaphaël Aubert sur Wikipédia.
Samuel Aubert (1871-1955)
Samuel Aubert
Après une thèse en sciences ?l'École polytechnique fédérale de Zurich (voir ci-dessous), il passa le reste de sa vie ?enseigner les sciences et les mathématiques au Collège du Chenit, dont il fut le directeur. Botaniste et excellent connaisseur de la Vallée et du Jura, il leur consacra de très nombreux articles, dans la Revue du dimanche, principalement. Écologiste avant la lettre, il exerça une grande influence, amenant la population de La Vallée ?connaître et ?respecter ce Jura intact et vivant qu'il aimait profondément. Une plaque, posée en 1957 près du sommet du Mont-Tendre, nous rappelle son souvenir.
Outre sa thèse sur la flore de la vallée de Joux et ses communications scientifiques dans la Revue de la Sociét?vaudoise des sciences naturelles, il nous a laiss?d'innombrables articles : souvenirs, textes poétiques, chroniques sur les localités et les lieux-dits de La Vallée, articles de vulgarisation botaniques, etc. qu'il publia surtout dans la Revue de Lausanne, dans «Les Alpes?(le quotidien du Club alpin suisse), dans le Journal forestier suisse et dans le Journal d'horticulture du canton de Vaud.
Aline Berney-Piguet
 
La tante d'Auguste Piguet. C'est probablement ?sa demande qu'elle rédigea ses souvenirs dans lesquels le professeur pu puiser ?profusion lorsqu'il écrivit sa monographie folklorique.
Claude Berney (1913-1998)
Claude Berney
Un authentique Combier, marqu??la fois par les rudes conditions d'existence du monde ouvrier et par un calvinisme pur et dur. Le besoin de réflexion et de synthèse qui le suivront tout au long de sa vie d'ouvrier horloger l'amènent ?la lecture, lui qui est père de cinq enfants et travaille toujours de 50 ?60 heures hebdomadaires, puis ?la politique. Il considère sa participation ?la vie publique comme un devoir ; il rompt alors avec ce milieu bien pensant qui lui semble trop étroit ?son gr? Socialiste, il sera déput?au Grand Conseil pendant 16 ans.
?b>La grande complication? son oeuvre majeure aurait pu s'appeler, selon le mot d'Andr?Gavillet son préfacier, «En gagnant mon pain vaudois? C'est un témoignage personnel empreint d'humanisme, mais également un document sociologique d'un vif intérêt qui sort du commun par la diversit?des métiers pratiqués et des milieux fréquentés. Claude Berney dans ?b>Les chemins de l'école?a racont?ses souvenirs scolaires. Même précédés d'un long préambule sur sa vision de l'école vaudoise, sa manière de dire que les fils de riches n'y risquaient pas grand chose et que la manière forte y était la règle plus par lâchet?que par conviction, lui vaudra, on s'en doute plusieurs inimitiés féroces. On lui doit encore ?b>La face cachée du lion de Lucerne? réquisitoire contre l'absurdit?guerrière en forme de roman historique, des souvenirs : ?b>Souvenirs d'atelier?et ?b>La nuit o?le voisinage brûla? ?b>Au Bas-du-Chenit? ?b>Une lueur dans la nuit? ?b>Les canons de Bunau Varilla?: esquisses saisissantes de la mentalit?combière et plusieurs autres textes tous publiés au Pèlerin dans la collection Bibliothèque combière.

flècheClaude Berney dans dans la base de données des écrivains vaudois de la Bibliothèque cantonale et universitaire vaudoise.
Jules Berney
 
Cet historien rollois nous est connu pour être le traducteur des mémoires d'Henri Rochat du Mont-du-Lac, il est également l'auteur du récit de l'émigration d'une famille Truan-Rochat de Montricher vers les États Unis : ?b>Vers l'Amérique?(1980) ainsi que des «Souvenirs de notre maman?(1991).
Ruth Blum
 
Cette dame n'est assurément pas une Combière : dans la vie c'était une institutrice schafousoise, assez connue outre Sarine dans les années 1940-1950. Atteinte dans sa sant?(elle souffrait d'un cancer), elle passa un ét??La Vallée pour se soigner. Elle nous a laiss?un roman sentimental qui s'y passe entièrement : ?b>Der gekrönte Sommer?malheureusement non traduit en français ?ce jour.
Philippe Sirice Bridel (1757-1845)
 
Connu sous le nom du «doyen Bridel? il est le descendant d'une famille qui donna au Pays de Vaud une dynastie de pasteurs. Il apprit les rudiments du latin chez son grand-père ?L'Abbaye. Il n'a que peu écrit sur la vallée de Joux. Citons néanmoins : ?b>La vallée du lac de Joux de 1140 ?1780 : précis historique", extrait de son "Conservateur suisse ou recueil complet des Étrennes helvétiennes?(13 volumes en 4 éditions : 1813-1831, 1829-1831, 1855-1857, 1881-1882).
Abram Capt (1825-?)
 
Difficile de trouver plus austère et plus calviniste que ce curieux auteur. On lui doit entre autres romans plutôt naturalistes un texte sur sa famille : ?b>Histoire de ma famille ; suivie du sacrifice d'Isaac, poëme religieux?et qui semble avoir connu en son temps un certain succès puisqu'il a fait l'objet de trois éditions successives (la troisième sous le titre de «Histoire d'une famille suisse?.
Daniel Capt(1924)
 
Daniel Capt est n?au Solliat. A côt?de son métier d'horloger, il s'est adonn??l'écriture théâtrale, il a ét?rédacteur de la FAVJ et correspondant régional du quotidien 24heures. On lui doit une biographie de Fred Reymond, personnage de l'ombre, résistant, membre des services secrets du Colonel Masson mais devenu au fil des ans un personnage mythique, connu de Mouthe ?Jérusalem. Son titre ? : simplement ?b>Fred?(2005).
Jean-Bernard Chappuis
 
Cet ancien ingénieur forestier de la commune du Chenit nous a offert un texte passionnant sur les balades ?faire et sur nos lieux-dits : Guide touristique de la vallée de Joux, édit?par l'Office du tourisme de la vallée de Joux (1995).
Gaston Cherpillod (1925-2012)
 
Cet auteur romand bien connu habitait Le Lieu ?la fin de sa vie et plus précisément l'ancienne maison de Julie Meylan. Il n'a que très peu écrit sur La Vallée si ce n'est un texte ?l'occasion du 600e anniversaire de la commune du Lieu.

flècheGaston Cherpillod sur Wikipédia
Victoria Cordier
 
?l'instar d'Anne-Marie Im Hof-Piguet, cette auteur français nous a laiss?un récit sur la dernière guerre et la douloureuse période des passages de résistants et de déportés ?travers le Risoud : ?b>Ceux que je n'oublierai jamais?édit?par l'auteur (préfac?de 1980).
Fernand Denys-Favre (n?en 1922)
 
Nous a laiss?de sympathiques souvenirs de vacances dans ?b>L'Épine des quatre saisons?(1994).
Annette Dépraz-Rochat (1886-1983)
 
Dite Nanet, du Séchey, ne fut pas une femme de lettres. En revanche c'était une conteuse formidable ?la mémoire hors du commun. Rémy Rochat a eu l'heureuse idée de l'enregistrer et d'en extraire plusieurs textes : ?b>Un village brûle?: les Charbonnières 1900 (1984, 1985), ?b>En passant par les Laisinettes?(1987), ?b>Souvenirs du début du siècle?(1988).
Jean-Luc Dépraz
 
Auteur d'un polar historico-déjant?: ?b>La débâcle?sur fond d'indépendance combière : ?lire d'une traite ! (prix du polar 1997 du Matin et du Département vaudois de Justice et police), ainsi qu'un recueil d'anecdotes : ?b>On m'a dit... dans le Jura vaudois?publi?chez Cabédita en 2003.
Paul-Henri Dépraz (1921)
 
Cet ancien instituteur est n?dans une famille de paysans horlogers. Son enfance est de celles que l'on oublie pas. Les travaux des champs avaient alors une autre saveur et un autre sens, auxquels il nous permet de goûter. Ses récits, teintés d'une discrète nostalgie, fleurent le foin sec et la fraise des bois. C'est l'histoire quotidienne, banale et belle, d'hommes et de femmes vivant dans une poétique rusticit?
Telle est la notice qui figure au dos de son ouvrage ?b>La page tournée?: la vie quotidienne des paysans horlogers au début du siècle. On lui doit également un roman historique : ?b>La traversée?ou l'arrivée ?La Vallée du colporteur Michel Dépraz, venu de Savoie.
Pierre Dudan (1916-1984)
Pierre Dudan
Connu comme chanteur et compositeur fantaisiste dans les années cinquante, il est le petit-fils de Henri Dudan et de Lydie Rochat, file de Jules-Jérémie des Charbonnières et premier du nom. Le Noël qu'il a vécu jeune homme aux Charbonnières avec la jeune fille qui aurait d?normalement devenir la femme de sa vie, il ne l'a pas oubli?et nous le proposera plus tard dans une version romancée : ?b>La peur gigantesque de Monsieur Médiocre?illustr?par Dubout (1947).
Camille Geneux
 
Cet ancien gendarme nous a livr?ses souvenirs dans ?b>Les mémoires d'un ancien gendarme vaudois, témoin des événements du début de notre siècle?(1976) o?il nous parle au chapitre IV des temps héroïques du Poste des Mines du Risoud.
Frédéric Jean Charles de Gingins-la-Sarra (1790-1863)
 
Cet historien de vieille noblesse vaudoise n'est pas ?proprement parler un écrivain combier, mais son oeuvre monumentale, la publication des sources de l'abbaye du Lac de Joux, en font un des piliers de l'histoire de La Vallée. Son ouvrage demeure incontournable pour qui veut la connaître plus ?fond. La notice complète : Annales de l'abbaye du Lac-de-Joux depuis sa fondation jusqu'?sa suppression en 1536 / par Fred. de Gingins-la-Sarra. - Lausanne : M. Ducloux, 1842. - (Mémoires et documents / publiés par la Sociét?d'histoire de la Suisse romande ; 1 [3e partie]).
Charles-Adrien Golay
 
On lui doit un livre intitul?simplement ?b>La vallée de Joux? paru en 1958 aux Éditions du Griffon (Collection Trésors de mon pays), avec une seconde version du même consacr??l'entreprise Le Coultre. Cette dernière existe également en anglais.
Fernand-Henri Golay (1913)
 
Ce Combier des Bioux, émigr?comme tant d'autres ?Genève, nous raconte ses souvenirs d'inventeur dans ?b>Une enfance aux Bioux?et ?b>Une longue route?(1989).
Georges Golay
 
Est encore pour nous un parfait inconnu ! Nous lui devons cependant un remarquable texte : ?b>Le sapin ?Siméon?dont le nom dira quelque chose aux promeneurs habitués ?fréquenter les alentours du col du Marchairuz. Cette légende a ét?publiée deux fois aux Éditions Le Pèlerin : en 1990 et en 1994.
Germaine Golay (1904-1995)
 
Cette ancienne infirmière visiteuse a laiss?une quantit?de cassettes enregistrées qui constituent une formidable source de renseignements dans le domaine de la sant?publique. Celles-ci n'ont malheureusement pas encore ét?retranscrites ni fixées sur un support numérique. Dans le domaine de l'écriture, on lui doit la rédaction du texte d'Alice Reymond : ?b>La coop?de La Golisse?(1978).
Hector Golay (1840-1915)
Hector Golay
Greffier et officier de l'état civil au Brassus, il est l'auteur entre autres du classique des classiques de la littérature généalogique combière : ?b>Les familles de la vallée de Joux, leur origine et leurs armoiries? paru en 1906 dans le Journal de la Sociét?vaudoise d'utilit?publique. On lui doit également ?b>La Vallée de Joux de 1860 ?1890?dans le même journal et surtout le ?b>Messager de la vall?de Joux? éphémère (1879-1881) mais combien brillant concurrent hebdomadaire de la «Feuille?
Henri Daniel Golay (n?en 1940)
Henri-Daniel Golay
Originaire de la vallée de Joux, Henri-Daniel Golay considère l'écriture comme un passe-temps et y consacre une part de ses loisirs qu'il partage depuis peu avec la peinture abstraite. Il publie son premier recueil de nouvelles en 1976, ?l'âge de 36 ans (L'autre chemin). Suivront un autre recueil de nouvelles (Voleur de roses) en 1986 et deux romans policiers : Les pêcheurs meurent ?l'aube (1990) et Copie conforme (1994).
En 2008 sortent deux ouvrages : ?b>Classe de toxicit?1? recueil de nouvelles et un nouveau roman : ?b>Parfum de cannelle? Suivent ?b>Un job presque parfait?(2010), ?b>L'ombre du tilleul?(2015).
La Feuille d'avis lui consacre par ailleurs un article dans le n?34 du 21 août 2008, sous la plume de Maurice Meylan.

flèchePour plus d'informations, consultez son site web : http://hdgolay.populus.ch/
Jean-Pierre Golay (n?en 1920)
 
Encore un Combier exil?dans la plaine, mais comme la plupart amoureux de son pays d'origine et des ses chers sapins. Son ouvrage (publi?en 2004) : ?b>Petite balade ?travers le temps? illustr?de photographies de l'auteur nous le prouve assurément.
Louis-Samuel Golay (n?en 1914)
 
Son seul ouvrage : ?b>Des horlogers combiers du pass?au présent?est un étonnant mélange de souvenirs personnels, de manuel de technique horlogère et de reportages sur le vif. On y trouve de tout : montres, certes, mais aussi ski, aviation et j'en passe… (publi?par l'Imprimerie Dupuis au Brassus).
Marcel Golay-Caillet
 
Ce citoyen de L'Orient a rédig?plusieurs publications sur l'Hôpital de La Vallée et sur des sociétés locales. Il a également fait retour sur son pass?en nous offrant ?b>Quelques bonnes histoires de La Vallée?(1990), ?b>Histoires d'autrefois?(1991) et ?b>Regards sur le XXe siècle?(1993) qui est une chronique au jour le jour des événements combiers du siècle dernier.
Paul Golay (1877-1951)
 
Un talent magistral d'écrivain chez ce syndicaliste hors pair. On lira ?b>Terre de justice?florilège de ses discours et de ses entretiens, paru aux Imprimeries populaires de Lausanne en 1951. Il est en outre le père d'Alice Rivaz. Une plaque ?L'Orient posée sur sa maison natale, nous rappelle son souvenir : «Une vie au service de la justice et de la liberté».
Paul-Auguste Golay (1873-1937)
Paul-Auguste Golay
Encore un horloger écrivain, malheureusement décéd??64 ans, ce qui ne lui permit pas de profiter de sa retraite pour continuer son oeuvre historique. On lui doit néanmoins quelques écrits remarquables. Le plus connu de ses textes est sans conteste les ?b>Notes sur la pass?des Piguet-Dessous? publiés dans la Revue historique vaudoise en 1923. Sous le pseudonyme de David des Ordons, il a également publi?les aventures de Pierrotton Maréchaux, paru primitivement en feuilleton dans la FAVJ. Cette histoire d'un gamin perdu dans le Risoud, séquestr?par un berger français, est devenue une légende et un classique de la littérature combière. On lui doit également de nombreux textes locaux, des recueils d'anecdotes, etc. et une correspondance en patois avec Auguste Piguet.
Micha Grin
 
Cet auteur n'a approch?la vallée de Joux qu'?travers un très beau recueil de poésies intitul?simplement ?b>Poétique?et de plus illustr?de bois et de lithographies de Pierre Aubert.
Jean-Paul Guignard (n?en 1932)
 
Chroniqueur régulier de «Que dit-on ?? journal de l'Amicale des sourds de la vallée de Joux, Jean-Paul Guignard est depuis toujours un passionn?de géologie et de spéléologie et c'est en outre un grand voyageur. C'est donc par dizaines que ses chroniques agrémentent depuis des années ce sympathique journal. Il n'a malheureusement que peu publi?: ?b>Les soucoupes volantes?en 1972, ?b>La Roche du solitaire?en 1982, ?b>Comme l'oiseau?en 1984, ?b>Le chemin qui remontait le temps?en 1985, ?b>A la découverte de La Vallée?en 1988. Les Éditions Le Pèlerin ont également publi??b>Derrière le Risoud?et ?b>Voyage au bout du temps? textes originalement publiés dans Que dit-on ?
Rose Guignard (1890-1961)
 
Son oeuvre, qui est restée manuscrite jusque dans les année huitante (mis ?part ?b>Neiges d'antan?publi?en 1941) est d'une qualit?d'écriture exceptionnelle. Ce sont assurément parmi les plus belles pages jamais écrites sur La Vallée. Rémy Rochat a repris les oeuvres complètes de Rose Guignard dans les années 80 (7 volumes), mais ne les a jamais diffusées en raison de l'opposition de la famille.
Jakob Hofstaetter (1825-1871)
 
Ce médecin de Kriegstetten dans le canton de Soleure vint s'établir au Sentier en 1858. Il fut pendant de bonnes années le seul médecin de la région. Il mourut juste avant l'entrée des Bourbakis ?La Vallée en 1871 de sorte que lors de cette tragédie, il n'y avait aucun médecin disponible ?La Vallée. On lui doit plusieurs textes (légendes et poèmes) écrits pour une part en «hochdeutsch? pour l'autre en dialecte soleurois : ?b>Aus Berg und Thal : Blätter aus dem Volk und für das Volk?(3 volumes : 1862-1863, réédités en 1865). Plusieurs textes concernent La Vallée ou les environs : ?b>Die Feengrotte?(la grotte aux fées), ?b>Die Grenzbereinigung im Jouxthal?(la fixation de la frontière ?la vallée de Joux), ?b>'s Jouxthal am Maitag 1862?(?la vallée de Joux un jour de mai 1862, poème en dialecte), ?b>Ein Polenheld im Jouxthal?(un héros polonais ?La Vallée), ?b>Der Ritter von Lassaraz?(le chevalier de La Sarraz), ?b>Skizze aus dem Leben dreier origineller Jouxthalbewohner?(scènes de la vie de trois des premiers habitants de la vallée de Joux), ?b>Sommeil du chrétien?: poème sur le cimetière du Sentier, et surtout : ?b>Der esrste Uhrmacher im Jouxthal?(le premier horloger du val de Joux), le seul texte qui ait ét?trraduit en français. Il a fait l'objet de plusieurs éditions allemandes : 1863, 1865, 1911 et françaises : 1927 (dans la FAVJ), 1979, 1982, 1998, 1999 aux Éditions Le Pèlerin. Auguste Piguet lui a consacr?une courte biographie dans la FAVJ de 1927.
Georges Humberset (n?en 1929)
 
Auteur d'un seul texte : ?b>Mes vacances ?La Cornaz? mais quel texte ! et en plus agrément?de photographies.
Anne-Marie Im Hof-Piguet (1916-2010)
Anne-Marie Im Hof-Piguet
Nous a laiss?un témoignage de la dernière guerre : ?b>la Filière : en France occupée 1942-1944?et son action de véritable résistante en faveur des enfants ?Montluel près de Lyon, puis ?la Hille près de Toulouse dont elle s'occupe dans le cadre de ses activités ?la Croix-Rouge, puis qu'elle a fait passer en Suisse ?travers le Risoud au fur et ?mesure que l'antisémitisme monte dans la France pétainiste. Ouvrage ?mettre en rapport avec celui de Victoria Cordier.
Claude Karlen
Jean-Jacques Karlen
Claude Karlen s'intéresse depuis toujours ?l'histoire des habitants de sa vallée de Joux natale, passion qu'il partage avec un amour inconditionnel de la nature. Éditeur ?ses heures (les Éditions du Rendez-vous), il a publi?les «Chronique souriante des années 40?de son frère Jean-Jacques Karlen et «Les récits du dernier témoin?de Jean-François Meylan. A son tour, il publie en 2009 un roman ?b>L'homme perdu?inspir?d'un fait divers tragique survenu il y a bien longtemps dans l'immensit?du Risoud d'alors, bientôt suivi de ?b>Fille de France?(2012), puis de «L'inconnu du Grand Hôtel?(2015).
En 2010 il publie ?b>Le Sentier autrefois?qui retrace la vie associative et culturelle du village. Le livre est dédi??sa petite-fille Nina en réponse aux questions bien pertinentes des enfants : ?nbsp;Dis grand-papa, comment c'était ? ?/blockquote>
Jean-Jacques Karlen
Jean-Jacques Karlen
Chroniqueur ?la FAVJ, il nous a laiss?dans les années nonante de délicieux textes sous le titre générique : ?b>Chronique souriante des années 40 ou... Quand j'étais petit garçon? publi?par son frère Claude Karlen.
Charles Lecoultre (1907)
 
Il fut horloger avant que d'être pasteur. Il exerça presque tout son ministère en France mais n'oublia jamais son pays d'origine : il ne prit même jamais la nationalit?française ! Nous lui devons un livre de souvenirs : ?b>Mon enfance ?La Golisse?(1992).
Daniel Lehmann
 
C'est un passionn?de glisseurs ?voile (entre beaucoup d'autres choses). Il a rédig?des textes de grande qualit?dans la brochure ?b>Des hommes dans le Risoux?parue ?la Maison de la Réserve en 1996. Sa collection d'objets des XIXe et XXe siècles caractéristiques des activités combières a fait l'objet d'une exposition au Palais de Rumine en 1994-1995 ?b>La mémoire des Combiers?dont la plaquette a ét?rédigée par Jean-François Robert, l'âme de l'arboretum d'Aubonne.
Jeanne Lugrin
 
L'épouse de Roland Lugrin ci-dessous fut institutrice au Lieu. Elle nous livre ses souvenirs parfois douloureux dans : ?b>Ma régence ?l'école du Lieu?(1977).
Roland Lugrin
 
Ce citoyen du Lieu, ancien ouvrier d'usine, avait une mémoire formidable selon Rémy Rochat. Il ne dépassa malheureusement jamais, toujours selon celui-ci, le niveau d'amuseur public ?qui l'on demandait des vers. Nous lui devons cependant une ?b>Brève histoire du choeur mixte du Lieu?(1977).
Mélanie Melley-Rochat (1829-1896)
Mélanie Melley-Rochat 
Cette poétesse née aux Charbonnières nous a laiss?plusieurs recueils : ?b>Jours envolés?(1892), ?b>Poésies intimes?(1897) ainsi que toute une série d'adorables chants de Noël. On trouvera sa biographie complète par Philippe Godet dans le recueil «Poésies intimes?(Payot, 1897).
Daniel Meylan (1861-1937)
 
Ce pasteur, fils de régent a ét?élev??Genève dans une famille o?l'on chantait beaucoup. Son premier ministère se déroula ?St-Cergue o?il commença ?composer d'innombrables chants, surtout des Noëls o?La Vallée et le Jura sont omniprésents. Mais chante-t-on encore aujourd'hui ?
Jean-François Meylan (1919-2011)
Jean-François Meylan
N?au Campe, il a a fait ses écoles et le Collège ?La Vallée qu'il a doit quitter ?l'adolescence pour soigner une primo-infection tuberculeuse. En 1940 il s'inscrit ?la Facult?des sciences de l'Universit?de Lausanne. Le 5 septembre 1941, il passe pour la première fois clandestinement la frontière interdite et inaugure ainsi la filière dont parlent abondamment ses récits. Il est par la suite refus??l'examen médical de capacit?d'enseignement, toujours pour raisons de sant? En 1944 une nouvelle rechute tuberculeuse est diagnostiquée et en attendant son admission ?Leysin, il s'en donne ?coeur joie aux passages de la frontière française. Après la guerre, il épouse une Française vivant ?Lausanne, Madeleine Maillet, et s'établit ?Chavannes-près-Renens, puis ?Prilly. Il collabore ?TV Bourdo, l'émetteur du quartier et produit des albums photographiques, déposés au Musée historique de Lausanne.
Avec Victoria Cordier, Anne-Marie Im Hof-Piguet et Fred Reymond, un des témoins essentiels de la Résistance dans le Jura.
Julie Meylan (1867-1940)
 
Une auteur bien oubliée de nos jours ! Et pourtant, en son temps, elle fut diplômée des Jeux floraux du Languedoc. En 1965, Donald Aubert entreprit de rassembler ses écrits (poèmes, contes de Noël, nouvelles, écrits pédagogiques, etc.) dispersés dans quantités de journaux en un énorme recueil artificiel. Celui-ci peut être consult??la BCU de La Riponne ou aux ACV.
Julie Meylan, qui signe parfois Julie Gailloud ou simplement Mme H. Gailloud, nous laisse tout de même quelques écrits comme ?b>Elie Abraham de La Crête? ?b>Le dernier voyage de Dom Pontius?(sur la fondation du village du Lieu), ?b>A l'écoute des millénaires? ?b>Un son de flûte dans la nuit? etc.
Mélanie Meylan (1864-1944)
 
Une de nos meilleures poètes, mais ses poèmes, manuscrits et épars dans divers journaux, n'ont malheureusement jamais ét?publiés en un seul volume. Donald Aubert se chargea, dans les années 60 et d'après un cahier manuscrit, d'en établir un inventaire exhaustif.
En prose, certains de ses textes ont ét?publiés sous le pseudonyme de Cornélie Duval. Elle nous laisse ?b>Le choix de Gretchen? ?b>La petite fée des Illettes? ?b>L'odyssée d'un forçat? ?b>Fleur du désert? et ?b>L'énigme? son dernier ouvrage.
Ren?Meylan
 
Je n'ai pas encore réussi ?trouver une biographie de Ren?Meylan, dont j'ignore même les dates ! - Néanmoins, la thèse qu'il écrivit en 1929 : La vallée de Joux : les conditions de vie dans un haut bassin ferm?du Jura : étude de géographie humaine publiée tout d'abord dans le Bulletin de la Sociét?neuchâteloise de géographie (vol. 38, p. 45-179) puis ?Neuchâtel chez Attinger, en font un auteur combier absolument incontournable. Ce texte est d'une précision et d'un sens de l'observation tels qu'il se lit pratiquement comme un roman, ce qui est assez rare pour une thèse !
Ren?Meylan (Dr de Moudon)
 
Nous ignorons également tout de cet homonyme du précédent. Nous lui devons cependant un texte historique paru dans la Revue historique vaudoise : ?b>Les cloches du Sentier?(1900), ainsi qu'une correspondance avec Alphonse Rochat, syndic du Lieu, au sujet des armoiries de cette commune.
Isabelle de Montolieu
Isabelle de Montolieu
L'auteur des «Châteaux suisses?fit preuve d'une activit?débordante : nous lui devons pas moins de 105 volumes ! Dans le domaine combier, nous lui devons la traduction d'un texte allemand dont elle nous assure que l'auteur en est inconnu. Ce texte allemand serait d'ailleurs lui-même une traduction du français (vous suivez ?). Elle le publia en 1818 ?Paris dans un recueil intitul?«Histoire du comte de Roderigo de W.?sous le titre ?b>Le jeune fruitier du lac de Joux? Ce texte fut ensuite repris dans la FAVJ de 1937, dans une nouvelle traduction d'Auguste Piguet sous un nouveau titre : ?b>Le vacher de la vallée de Joux? Il s'agit en fait d'une version simplifiée. Rémy Rochat a réédit?ces deux versions aux Éditions Le Pèlerin.

flècheIsabelle de Montolieu sur Wikipédia
Charles Hector Nicole
Charles-Hector Nicole
Au cours de sa vie, Charles-Hector Nicole, s'est intéress??la botanique, l'histoire, la musique, la chimie, la photographie, la gemmologie et la mécanique, ?côt?de son métier d'horloger. La linguistique ne figurait pas parmi ses nombreuses occupations. Mais son beau-frère, Alfred Golay-Nicole, avait commenc?un lexique du parler combier et lui a demand?de reprendre le flambeau. C'est donc presque par hasard que, partant du travail déj?accompli, il a collect?des expressions, mots et ouvrages, rencontr?des habitants, trouv?des lexiques restés dans les familles. Il s'est aussi procure des livres consacrés aux parlers de plusieurs régions romandes et françaises. Curieux, érudit et passionn? il a accumul?suffisamment de matière et de vérifications scrupuleuses pour commencer ?classer et expliquer les 1730 mots ou expressions hors dictionnaires figurant dans «Le langage combier de la première moiti?du XXe siècle?/b> : un mode d'expression représentatif d'une région, d'un genre de vie, d'une époque, paru en 2005, puis rédiger le tout avec l'aide de son ami Maurice Meylan. On y retrouve de nombreux termes utilisés ailleurs. Certains peuvent avoir un sens particulier ?la vallée de Joux. L'auteur a tenu ?placer ce lexique dans un contexte plus large, par un bref historique de l'évolution de la langue française, des parlers régionaux et du langage populaire.

Une réédition revue et complétée de cette «bible?a ét?faite en octobre 2015
Jaques David Nicole dit le juge Nicole (1723-1794)
 
Juge et président de l'honorable Conseil du Chenit, mari??Anne-Marie Jaquet de Vallorbe, il habitait au Brassus. Son unique oeuvre porte le titre complet de : Recueil historique sur l'origine de la vallée du Lac-de-Joux, l'établissement de ses premiers habitants, celui des trois communautés dont elle est composée, et particulièrement du Chenit . Avec un récit abrég?de quelques événements arrivés dans ce petit coin de pays pendant l'espace d'environ six cents quarante ans, qui commence en l'année 1140. Le tout extrait tant des documents et titres mentionnés dans cet ouvrage, que dans certaines traditions qui ont paru assez bien fondées pour pouvoir donner quelques éclaircissements aux faits qui y sont rapportés / par Jacques David Nicole, juge, président de l'honorable Conseil du Chenit. - Lausanne : Imprimerie et librairie de Marc Ducloux, 1840 (1841 sur la couverture) . - (Mémoires et documents / publiés par la Sociét?d'histoire de la Suisse romande ; 1 [2e partie]). Cet ouvrage a servi de référence ?tous les historiens postérieurs : de Lucien Reymond ?Auguste Piguet.

flècheLe juge Nicole sur le site des Archives culturelles de la vallée de Joux
flècheLe recueil historique du juge Nicole : livre numérique Google
Robert Nicole (1918-2015)
Robert Nicole
N?Chez-le-Maître en 1918. Il y passe son enfance, y effectue son école primaire et le Collège (il y fait entre autres la connaissance d'Auguste Piguet). Puis l'Ecole normale l'accueille et c'est le début d'une carrière d'enseignant ?La Vallée, en pleine mobilisation.
De ses œuvres on retiendra pour l'instant : Chemins d'ombres et de lumière, récits illustrés d'aquarelles de l'auteur (Le Pèlerin, 2008), Jésus, ce maître de sagesse méconnu : la vie et l'oeuvre de Charles Rittmeyer, ingénieur géomètre et licenci?en théologie (Ed. ?la Carte, 2007) et un recueil d'aquarelles : Ballade... pour la Vallée de Joux (Carnets verts, 1999) publi?conjointement en anglais et en allemand. Ces aquarelles ont également ét?exposées ?l'Hôpital de La Vallée pendant l'hiver 1999-2000 (voir FAVJ - 2000: 1 (6.01), p. 3)
Louis Pellet
 
Cet auteur original a produit lui même son autobiographie. Cela commence par l'admirable ?b>Magui? suivi de ?b>Fils de colon? Sur la lancée il écrira ?b>Gabrielle en 2097? roman d'imagination, puis ?b>La Rencontre?qui nous raconte ses souvenirs de couple. C'est un auteur d'une grande sincérit?hellip; et un admirateur de Simenon.
Madame David Perret (Anna J. Piguet 1866-1908)
 
Nous avons tout ignor?de cette dame jusqu'en 2012. Une correspondante, Mme Isabelle Chevrel, nous a heureusement renseign?: «Mme David Perret est la seconde épouse de David Perret (1846-1908), son nom de jeune fille est Anna Julie Henriette Piguet (octobre 1866-mars 1908). Elle a traduit de l'anglais un roman pour la jeunesse en 1891 (?b>Les enfants du peintre? Lausanne : Bridel, 1891), et écrit par la suite des ouvrages pour l'édification morale de la jeunesse sous son nom de femme mariée? C'est de cette veine qu'elle nous a laiss?un roman plein de sensibilit?o?la mort rode ?chaque page : c'est l'époque de la tuberculose, on meurt jeune en ce début de vingtième siècle. L'action des ?b>Les pas chancelants? car tel est son titre, se déroule au Crêt-de-L'Orient avant l'arrivée du train ?La Vallée.
Auguste Piguet (1874-1960)
Auguste Piguet
La star des écrivains combiers de ce siècle. Et ?juste titre : son oeuvre, considérable, n'est malheureusement que partiellement éditée. Il débute comme enseignant ?Lutry, puis entreprend de nombreux voyages : il est précepteur en Italie, en Angleterre, en Écosse, s'embarque sur un cargo pour l'Amérique, traverse les États Unis, le Canada et le Mexique, ?pied, en car, en train, comme passager clandestin dans des wagons de maïs, dans le plus pur style de Kerouac et consort. Revenu en Suisse, il rédige une thèse en linguistique sur ?b>Les voyelles toniques suivies de nasales en patois du Chenit?(1929). Heureusement cet indigeste et parfaitement incompréhensible document (sauf pour les initiés, bien entendu) est suivi de publications historiques sur La Vallée qui n'ont jamais ét?égalées. Ses intérêt sont multiples : l'histoire, le folklore, la philologie pour ne citer que les plus importants, sa culture est immense et sa mémoire prodigieuse. Le fonds Auguste Piguet aux Archives cantonales vaudoises, qui regroupe entre autres tous ses petits carnets de notes est impressionnant : il y l?une matière formidable qui n'a guère ét?exploitée que par M. Rémy Rochat, un de ses inconditionnels. Le reste de sa vie, il fut professeur au Collège du Chenit, o?il pu déployer ses talents de pédagogue n? Parmi ses oeuvres éditées : le territoire et la commune du Chenit, publi?de 1947 ?1971 (en trois volumes ?l'origine, puis condensés en deux par son fils Pierre) ; le territoire et la commune du Lieu (1946), la suite, éditée au Pèlerin de 1978 ?1982. En outre une quantit?d'articles pour la Revue historique vaudoise, Folklore suisse, les Archives suisses des traditions populaires, le conteur romand, etc. viennent augmenter cette importante bibliographie. Son oeuvre majeure : la monographie folklorique de la vallée de Joux ?laquelle il travailla pratiquement toute la seconde moiti?de sa vie, a heureusement fini par être éditée (après trente ans d'attente !) en 1999 aux Éditions Le Pèlerin ce qui n'étonnera personne !

flècheAuguste Piguet sur le site des Archives culturelles de la vallée de Joux
Edmond Piguet
 
Cet illustre inconnu nous a laiss?une méditation poétique : ?b>Sur la Côte?(au Val de Joux - calme du soir), publi?dans «Noël suisse??Genève en 1926 et illustrée par le peintre Milon (Émile Golay). Naturellement repris au Pèlerin (1994).
Jean-Claude Piguet (1924-1979)
 
Le frère de Roland Piguet ci-dessous, qui signait également Jacques Chantier est n??L'Orient. Il s'établit par la suite ?Lausanne o?il tenait un magasin de tabac pour gagner sa vie, tandis qu'il écrivait dans l'arrière-boutique. Mont??Paris en 1948, il y connaîtra une certaine notoriét?avec plusieurs romans et nouvelles : ?b>Le train?(1949), ?b>Les gitans?(1955) et une pièce de théâtre : ?b>La nuit du carnaval? Ensuite, Jean-Claude Piguet entre dans le tunnel de l'oubli pour un silence de plus de vingt ans, sans toutefois renoncer ?l'écriture. Les trente-six poèmes de La vie au vent composées «pour prendre cong?du temps passé» et publiés en 1976 au éditions du Grand-Pont sont les fruits de cette longue retraite du désert. La qualit?d'écriture de Jean-Claude Piguet est incomparable. «Le train?est un récit surréaliste, nihiliste, une oeuvre étonnante démontrant une maturit?exceptionnelle de l'écrivain qui tisse son histoire sans faille aucune. «Les gitans?n'est pas sans rappeler Ramuz, tant par l'argument (des étrangers s'installent ?l'orée d'un village et on devine la suite…) que par la puissance de l'écriture.
Léopold Piguet
 
Ce citoyen du Brassus a connu quelques démêlés avec la justice de La Vallée. Il nous les raconte par le menu dans ?b>Un assassinat judiciaire dans le canton de Vaud?(Lausanne 1894). Un texte totalement soporifique.
Louis Charles Piguet (1798-1859)
Auguste Piguet
Sans doute pouss?par les difficultés économiques et aussi par les luttes religieuses parfois violentes de ce début de XIXe siècle, cet horloger et prédicateur du Brassus va s'embarquer pour New York avec sa seconde épouse enceinte de 6 mois et ses 16 enfants âgés de 1 ?29 ans : un incroyable voyage de 99 jours ! Il s'établira plus tard ?Knoxville (Tennessee) et décédera accidentellement ?New York en se noyant dans l'Hudson River. Jean-Maurice Piguet a eu l'heureuse idée de publier le récit de cet aventurier dans ?b>Destination Amérique?(1985, 1996).

flècheRetrouvez la généalogie de Louis Charles Piguet dans la généalogie Aubert.
Marcel Piguet
 
Auteur de la première histoire de l'horlogerie ?la vallée de Joux (1895), publiée sous les auspices de la Sociét?industrielle et commerciale.
Marie-Jos?Piguet
 
Auteur de ?b>Jean Fantoche?: portrait bouffon d'un auguste famille, un véritable roman picaresque sur une famille d'horlogers du versant ouest des montagnes. Baroque et parfois truculent, s'y reconnaîtra qui pourra, en tout cas ça déride !

flècheMarie-Jos?Piguet dans dans la base de données des écrivains vaudois de la Bibliothèque cantonale et universitaire vaudoise.
Roland Piguet (1921-1984)
Roland Piguet>
Frère de Jean-Claude Piguet ci-dessus, ami de Jean Bruce (le père de OSS 117), il est l'auteur de nombreux romans d'espionnage, en particulier avec sa série ?b>L'Épervier?qui pourraient paraître désormais anodins et destinés ?l'oubli maintenant que la guerre froide est terminée. Et pourtant, quelle qualit?d'écriture ! Quel réalisme souvent tragique dans les situations ! Et surtout quelle étonnante galerie de personnages magnifiquement campés ! Comédien, metteur en scène, médaille d'or du roman d'espionnage, plus de cinquante romans, des nouvelles, des pièces de théâtre, des pièces radiophoniques, élève de Charles Dullin, acteur, animateur, directeur de sa propre compagnie, Roland Piguet fut un véritable funambule. De sa production, citons en vrac : chasse ?l'Épervier (1960), une proie pour l'Épervier (1960), l'Épervier pris au piège (1960), l'Épervier joue ?pigeon vole (1961), l'Épervier trouve sa chouette (1961), l'Épervier et le renard (1961), l'Épervier tombe de haut (1962), O.T.A.N. pour l'Épervier (1962), l'Épervier dans la tenaille (1965), l'Épervier sur la drogue (1965), les serres de l'Épervier (1965), trafic noir pour l'Épervier (1965), hold-up (1969), moissons de plaisir (1969), l'ami fric (1970), l'Épervier bless?(1970), le retour de l'Épervier (1970), chantage meurtrier (1973), trois coups pour l'Épervier (1976), infarctus (1977).
Roland Piguet mérite plus que de l'estime, mais une admiration très sincère. Il fut certainement l'un des deux ou trois meilleurs auteurs de toute notre littérature combière !

flècheRoland Piguet sur Wikipédia
Juste Pithon (1895-?)
 
Cet instituteur ?L'Orient, n?au Lieu nous a laiss?des écrits pour la jeunesse (entre autre plusieurs brochures OSL), des souvenirs et des contes. ?b>Ma Frasse d'autrefois? ?b>Contes et légendes de notre Pays de Joux? ?b>Le rescap?du Risol? sont parmi ses oeuvres combières les plus significatives. Ses autres oeuvres «Voyage autour du monde? «Le mystère des diamants noirs? ?5?sous zéro? «La croix magique? etc. eurent en son temps beaucoup de succès auprès de la jeunesse.
Anne-Marie Prodon
 
N'est pas combière mais gessienne. Prodigieuse ethnologue, elle recueille depuis plus de vingt ans les témoignages des gens de sa terre du Pays de Gex. Comme il s'agit pour pratiquement tous de personnes que l'on entend jamais : bergers, tavillonneurs, vieux artisans, son travail n'en est que plus intéressant. En outre, elle illustre ses livres de magnifiques photographies qu'elle prend elle-même. La Vallée y apparaît tout de même dans une biographie d'un berger : ?b>Emilio, le moutonnier du Noirmont?(1988) et ?b>Le pain de la terre?(1992). Citons néanmoins ses autres oeuvres, car sa production forme un tout absolument cohérent : «Histoires vraies d'autrefois?(1980), «L'âme du village?(1983), «Au royaume des bergers?(1985), «Sagesse paysanne?(1991), «Gens de chez nous?(1996). La plupart des ses oeuvres sont parues au éditions Cabédita.
Alice Reymond (1877)
 
La femme d'un seul texte : ?b>La Coop?de la Golisse?(1943), document mis en page par Germaine Golay, ancienne infirmière visiteuse ?La Vallée (1978).
Lucien Reymond (1828-1901)
Lucien Reymond
N?au Solliat, il devient garde forestier après un stage de sylviculture dans le massif de l'Eiffel. Puis il se lance dans la politique locale et cantonale. Il devient déput?et commence son oeuvre littéraire, historique et polémique qu'il poursuivra jusqu'?sa mort. Il implante une brasserie dans le hameau qui portera un jour ce nom près du Solliat, puis fait faillite, s'exile ?Évian. C'est un personnage haut en couleur, un mauvais coucheur diront certains. En tout état de causes il ne laisse personne indifférent et s'attire des haines tenaces. C'est le type même du touche ?tout de la fin du XIXe qui a une foi inébranlable dans le progrès : il écrit sur l'hydrographie et les entonnoirs (son dada) dans le cadre de la construction de l'usine hydroélectrique de La Dernier, sur le chemin de fer (il est partisan de la ligne orientale), il projette un ascenseur pour amener les touristes au sommet du Mont Tendre, etc. En fait il agit comme un catalyseur de toutes les idées de son époque, et il a bien souvent une longueur d'avance ! - Son oeuvre historique majeure est sa ?b>Notice sur la vallée du lac de Joux?(1864, deuxième édition en 1887) qui trônera dans tous les ménages combiers pendant plusieurs générations. Ses romans (Les contrebandiers du Risoud, L'émigrée, Les colons de La Vallée, les mineurs de la Dent de Vaulion, etc.) se lisent encore aujourd'hui avec plaisir : : c'était certainement une de ses meilleures veines.
Alice Rivaz (1901-1998)
Alice Rivaz
Alice Golay ?l'état-civil, elle est la fille du syndicaliste Paul Golay. On ne saurait la classer comme un auteur combier : elle ne connaissait cette vallée lointaine que par quelques souvenirs de vacances. Nous la citons néanmoins étant donn?la très haute qualit?de l'écrivain et son patronyme réel qui ne dupera personne sur son origine. Le personnage est par ailleurs tellement connu et incontournable dans les lettres romandes que nous ne ferons pas l'injure au lecteur de lui citer ses principaux titres.

flècheAlice Rivaz sur Wikipédia
Jean-François Robert (1926)
Jean-François Robert
Il n'est pas ?proprement parler un écrivain combier. Cet ancien ingénieur forestier, chef du Service cantonal vaudois des forêts, de la chasse et de la pêche devenu par la suite animateur de l'arboretum d'Aubonne, s'est passionn?par les outils qu'il a véritablement fait parler. L'association ?a href="http://www.lignum-vaud.ch/" target="_blank">Lignum?lui a décern?le titre de ?a href="textes/RobertJean-Francois_MonsieurBois_2013.pdf" target="_blank">Monsieur bois 2013?Il est l'auteur d'une exposition «Machines et métiers?au Musée cantonal d'archéologie et d'histoire, au Palais de Rumine ?Lausanne, qui a eu lieu du 8.10.1994 au 4.06.1995. Une plaquette, publiée dans le cadre de cette exposition s'intitule : ?b>La mémoire des Combiers?: artisans et métiers de la Vallée de Joux (XIXe - XXe siècle) : aspects de la collection Daniel Lehmann, publi?en 1994, celle-ci nous montre un aperçu d'une collection d'objets des XIXe et XXe siècles caractéristiques des activités combières. Le bois, paysans de montagne, les industries simples, la pierre, le cuir, le lac, industries d'accueil et services, le fer, les industries complexes, les usines : un ouvrage remarquable.
Albin Rochat (1864-1942)
Albin Rochat-Michel
Plus connu pour ses actvités halieutiques et son commerce d'escargots, ce personnage haut en couleur nous laisse quelques pamphlets bien sentis dont les ?b>Tracasseries et les délices de la pêche ?la vallée de Joux? les ?b>Vieilles et nouvelles tracasseries de pêche ?la vallée de Joux?et ?b>L'affaire postale des Charbonnières?(préfacée par le bouillant syndicaliste Léon Nicole, qui deviendra Conseiller d'état genevois). On lui doit également quelques pièces en vers dans la même veine libertaire. Une célébrit?en son temps.

Loïc Rochat lui a consacr?une remarquable biographie dans le n?de 2005 du Bulletin généalogique vaudois : ?b>Albin Rochat marchand d'escargots coureurs? p. 137-150. Ce texte a également ét?publi?en 2006 dans le n?17 de la Feuille d'avis de La Vallée (27 avril, p. 4-5)
Alphonse Rochat
 
Cet ancien syndic du Lieu n'a rien publi?de son vivant. Rémy Rochat a eu l'heureuse idée de réunir quelques uns de ses textes aux Éditions Le Pèlerin : ?b>Brève histoire de la commune du Lieu?(1976), ?b>Histoire des églises et des cloches du Lieu?(1976), ?b>Histoire des forêts de la commune du Lieu?(1976), ?b>Notes et études diverses sur la commune du Lieu, ses églises, ses cloches, mais surtout ses forêts?: années 1946-1962 (1995), ?b>Entretien sur la commune du Lieu?(1999). On lui doit également une abondante correspondance avec Auguste Piguet et Ren?Meylan de Moudon.
Andr?Louis Rochat
 
Ce pasteur originaire des Charbonnières a écrit plusieurs articles d'inspiration religieuse dans le journal «Espoir?de 1979 ?1983. Ils ont ét?rassemblés dans la brochure ?b>Les fruits du christianisme dans la sociét?/b>?aux Éditions Le Pèlerin.
Charles Rochat-Cenise (1899-1956)
 
Ce chroniqueur ?«Trente Jours?a très peu produit sur La Vallée. Néanmoins son unique ouvrage sur ce sujet : ?b>Paysans que nous sommes? une suite de chroniques inspirées de l'histoire combière, est un véritable bonheur.
Edith Rochat (1903-1992)
 
A pass?sa vie aux Charbonnières, puis au Pont. Elle a publi?de nombreux poèmes inspirés par la nature dans la FAVJ. Les Éditions Le Pèlerin en ont édit?deux recueils en 1978 : ?b>Saisons?et ?b>Les heures de la vie?
Gilbert Rochat (n?en 1920)
 
Il est n??Givrins, mais son coeur est rest??La Vallée. Ce secrétaire et archiviste de la municipalit?de Nyon nous a laiss?des monographies sur des villages, des poésies et des romans dont l'attachant ?b>Les amants de La Vallée?ou Roméo et Juliette au temps de Leurs Excellences.

flècheGilbert Rochat dans dans la base de données des écrivains vaudois de la Bibliothèque cantonale et universitaire vaudoise.
Henri Rochat du Mont-du-Lac
 
Ses extraordinaires mémoires ont paru en cinq tomes aux Éditions Le Pèlerin. Il fera plusieurs fois la navette entre La Vallée et les États Unis o?il finit par s'installer définitivement.
Jules-Jérémie Rochat (1898-1962)
Jules- Jérémie Rochat
N?aux Charbonnières, fils d'un agriculteur déput??la personnalit?bien trempée, il perd très tôt sa mère et s'attache ?son grand-père instituteur et dont comme avec son père, il partage le prénom. Après un passage ?l'École normale ?Lausanne, puis mobilis?pendant la Grande Guerre, il abandonne l'idée de faire carrière dans l'enseignement : il passe donc une maturit?fédérale et s'inscrit ?la Facult?des Lettres de l'Universit?de Berne, o?le prestige de Gonzague de Reynold attire nombre de futurs écrivains. Préparant une thèse sur Huysmans, il publie une étude sur la ?b>Réforme dans le canton de Vaud? puis une série de contes ?b>A l'enseigne du poisson d'or? Il fonde une maison d'édition : «Au Chandelier? puis fréquente les milieux littéraires parisiens ?plusieurs reprises.
En 1931, il entre au Journal du Jura, ?Bienne dont il devient rédacteur. Toujours attach??sa Vallée natale, il n'en devient pas moins un authentique Jurassien, participant également ?la rédaction de certains numéros des «Actes de la Sociét?jurassienne d'émulation?
Outre les oeuvres citées, il nous laisse ?b>L'affaire Paul-Andr?Flournet? ?b>Le mendiant de Noël? ?b>Un ambassadeur biennois ?Paris? ?b>Un Biennois au services des Pays-Bas? ?b>Sous l'uniforme? etc. Dans ses contes, on retrouve l'homme qui se complut en réalit?toute sa vie dans les mythes, les songes et l'irréel. Un auteur attachant.
Louis-Auguste Rochat (1887-1946)
 
Cet instituteur au Pont n'a jamais rien publi?de son vivant. Son fils a eu l'heureuse idée d'éditer un recueil des écrits de son père : ?b>Sous le Grand-Toit?aux éditions multigraphiques ?Nyon (1965).
Rémy Rochat (1947)
Rémy Rochat
Sans qui La Vallée d'aujourd'hui serait sans mémoire. Voyez la pages des Éditions Le Pèlerin. Ses écrits sont innombrables. A noter que le tome 111 (2003) de la Revue historique vaudoise lui rend un hommage mérit?(p. 125) sous la plume de Gilbert Coutaz.
Samuel Rochat (1921-2009)
Samuel Rochat
Cet ancien chroniqueur ?la FAVJ (o?il signait SR) a évoqu?son pass?dans deux récits personnels : ?b>Esther?et ?b>Jules de l'Épine?publiés en 1995. Si Esther reste un récit intimiste et personnel, Jules de l'Épine touche au pass?de tout un chacun ?la vallée de Joux dans les années quarante. Ces deux brochures constituent donc un document ethnographique fort intéressant. Elles sont illustrées de nombreuses photos de famille en même temps que de la vie du village des Charbonnières.
Valérie Rochat
 
Nous raconte ses expériences avec la troupe du Clédar dans ?b>Mademoiselle qui-voulait-faire-du-théâtre?(1993) : un livre plein d'adrénaline !
Édouard Rod (1857-1910)
 
L'écrivain vaudois bien connu se rattache ?La Vallée par deux faits : d'une part, il est combier par sa mère Zélie Élise Piguet du Brassus, d'autre part, il nous a laiss?une nouvelle dont l'action s'y déroule : ?b>un coupable?intégrée dans un recueil intitul?«Nouvelles romandes?(1910). Ce texte a ét?repris dans la FAVJ (1942), puis aux Éditions Le Pèlerin (1991).
August Steinmann
 
Cet auteur saint-gallois nous a laiss?une nouvelle sentimentale : ?b>Die Mariannen-Idylle?publiée dans le St Galler Tagblatt de 1937 et dont toute la première partie se déroule ?La Vallée. La FAVJ en a fait un bref compte-rendu la même année sous le titre : «Une idylle autour du lac de Joux?(sous la signature énigmatique de : E. P.-L.)
Robert Schweichel
 
Nous ne savons rien de cet auteur suisse-allemand ou allemand. Il est l'auteur d'une roman ?b>Der Uhrmacher vom Lac de Joux?dont nous ne connaissons pas l'édition princeps (avant 1870 en tout cas), seules les 2e (Berlin, 1892), 3e (Berlin, 1901) et 4e éditions (Berlin 1903) nous sont connues. A noter qu'une traduction française en a ét?faite en 1870 déj?par M. François Oyex-Delafontaine sous le titre : «L'horloger du Jura?
Paul Tenthorey (1892-?)
 
Nous a laiss?ses souvenirs d'enfance aux Charbonnières dans ?b>Mon enfance chez Tante Annette?(1977).
Roland Zahnd-Meylan
 
Cet ancien chroniqueur ?la FAVJ (o?il signait «raz? nous a laiss?une ?b>Histoire de la fraction de commune de L'Orient?(2004).

 

?1997 Jean-Luc Aubert, décembre 2015